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L'Usine de l'Energie

"Promouvoir en France la concurrence dans la production d’électricité"

Ludovic Dupin ,

Publié le

Entretien Fleur Thesmar est la présidente de l’Association Française Indépendante de l'Electricité et du Gaz (AFIEG), créée début mars. Ce groupement réunit quatre membres : le Suisse Alpiq, l’italien Enel, l’Allemand Eon et le Suédois Vattenfall. Ces quatre grands électriciens européens s’inquiètent de la faible ouverture du marché français.

Promouvoir en France la concurrence dans la production d’électricité © D. R.

L'Usine Nouvelle - Quel est l’objectif de l’AFIEG ?
Fleur Thesmar -
Son but est de promouvoir en France la concurrence dans la production d’électricité. C’est le sens de l’histoire. La concurrence est un avantage dont la France peut bénéficier. Or la loi NOME ne suffit pas à diversifier le marché de la production. L’AFIEG va relayer les demandes de ses membres auprès du gouvernement français et de Bruxelles. Cela pourrait aller éventuellement jusqu’à des actions juridiques. Mais nous n’avons pas dans l’idée d’être agressif. Les questions énergétiques sont des mouvements profonds qui doivent être débattus. Par ailleurs, l’AFIEG a vocation à s’ouvrir vers de nouveaux acteurs, en particulier issus du monde du gaz.

Quels sont vos premiers chantiers ?
Nous voulons intervenir dans le débat sur l'évolution de l'Accès régulé à l'électricité nucléaire historique (ARENH) mais aussi sur l’évolution du mix énergétique en France et sur la question du partage de la production électrique de base, nucléaire ou hydraulique. Sujets d’autant plus importants que nous sommes en pleine campagne présidentielle. Nous allons faire des propositions sur l’hydroélectricité à l’approche du renouvellement des concessions car nous considérons que des spécialistes étrangers peuvent apporter beaucoup aux installations françaises. Nous nous intéressons également à l’appel d’offres éolien offshore, qui ne permet pas, selon nous, à des acteurs non français de se positionner. Enfin, nous suivons de près la création du marché de capacité en France. C'est un marché où plus de 90 % des capacités seront détenues et valorisées par un seul opérateur. Cela fait courir un grand risque aux autres opérateurs.

En fait, l’Afieg a pour ennemi EDF
Non, ce n’est pas un ennemi, c'est un concurrent industriel, comme les membres de l'AFIEG, mais avec une spécificité, c'est qu'il détient l’ensemble du parc nucléaire français. N’est-on pas en train de reproduire la même erreur qu’avec France Telecom a qui on a cédé toute la boucle locale ? C’est un débat que nous voulons soulever en France. Cela ne remet pas en cause les compétences d’EDF. Par ailleurs, le nucléaire français pourrait nécessiter quelques centaines de milliards d’euros d’investissements dans les années à venir. Les électriciens de l’Afieg, qui investissent déjà en France, pourraient supporter une partie de ces besoins, porte qu'a laissée entre-ouverte la loi NOME.

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