Progression de l'exportation "made in France"

En juillet, le déficit commercial français atteint des sommets. Mais, derrière le déficit, se cache un rebond des exportations industrielles française. Le scénario inverse est observé outre Rhin.

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Progression de l'exportation

Le déficit français a atteint 4,180 milliards d’euros contre 3,718 milliards en juillet, ont annoncé, mercredi, les Douanes françaises. Le déficit commercial français s’est donc creusé. Mais, quand on détaille ces statistiques, la mauvaise nouvelle n’est pas si mauvaise que ça : la raison de ce déficit est une vive reprise des importations qui témoignent de la reprise du commerce mondial. Les exportations, quant à elle, s’élèvent à 33,7 milliards d’euros, contre 33 milliards le mois précédent.

Les exportations se sont inscrites en hausse (11,9%) sous l’effet de la bonne tenue des ventes d’équipements mécaniques, de matériels électrique, électronique et informatique. «Cette information est importante car elle confirme que le redressement de l’investissement se poursuit en Europe après deux années d’une longue purge. En revanche, la descente aux enfers se poursuit pour notre industrie automobile», analyse Alexander Law, chef économiste chez Xerfi.

Du côté des importations, qui progressent plus vite que les exportations, «la bonne nouvelle, c’est que ce sont les biens d’investissement qui connaissent la progression la plus significative», précise Alexander Law. Ce regain d’intérêt pour ces biens signifie que l’activité est en train de repartir, même s’il ne s’agit que d’un effet de rattrapage sur ces deux dernières années. «Les entreprises restent soucieuses de ne pas s’engager dans de projets trop lourds et se contentent de remplacer le matériel devenu obsolète», explique l’économiste.

Tandis que les exportations de l’hexagone croissaient légèrement, celles de l’Allemagne ont baissé contre toute attente. Après deux mois de forte progression, les données publiées mercredi par l’Office fédéral de la statistique font ressortir une baisse de 1,5% des exportations. Le commerce extérieur allemand reste excédentaire parce que les importations baissent d’avantage (-2,2%). Pour Thorten Polleit, économiste chez Barclays Capital «cela pourrait être un signe avant-coureur d’un ralentissement du rebond ici. Dans certains pays comme les Etats-Unis et la Chine, la croissance a déjà ralenti. L’Allemagne ne peut s’extraire du cycle mondial.»

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