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L'Usine Auto

A qui profite la hausse des prix du carburant ? Aux distributeurs, répond l'association CLCV

Sybille Aoudjhane , , , ,

Publié le

Les prix à la pompe des carburants sont en hausse et l’association indépendante de défense des consommateurs, le CLCV, l'explique par la marge réalisée par les distributeurs. Le Conseil National des Professions de l’Automobile (CNPA), soutient le contraire : la marge est fixée entre l'enseigne et le gérant. 

A qui profite la hausse des prix du carburant ? Aux distributeurs, répond l'association CLCV
Depuis mai 2017, le gazole a augmenté de 19% et le Super SP95 de 12%.
© CC PIxabay/andreas160578

La semaine du 11 mai 2018, le prix des carburants affichait une nouvelle hausse : plus 23 centimes pour le gazole à 1,43 euro et plus 16 centimes pour le sans-plomb 95, à 1,52 euro le litre, respectivement +19% et +12% par rapport à mai 2017.

L’association indépendante de défense des consommateurs, le CLCV, s’en prend à l'Etat et aux distributeurs pour expliquer cette augmentation. Elle tweete : "L’essence à 1,50 € le litre et le gazole à 1,40 €. La faute aux taxes et aux marges de distribution".  Dans son communiqué, l’association détaille : "en 2017, la marge était en moyenne de 11 centimes d'euros par litre sur le prix de l’essence. Depuis le début de l’année elle est à près de 14 centimes. Même constat pour le diesel, alors qu’elle était de 11,2 centimes en moyenne en 2017, elle est passée à 12,6 centimes." Les chiffres sont issus de l'Union française des industries pétrolières (UFIP). 

Hausse des prix du baril et de la taxe sur les carburants 

Le CLCV explique aussi cette hausse des prix par l’augmentation du prix du baril ainsi que celle de la taxe sur les carburants. "En un an, le prix du baril de pétrole brut est passé de 52,50 à 57,22 euros", rappelle l’association. "Le relèvement, le 1er janvier 2018, de la contribution climat énergie a fortement impacté le diesel. Pour le diesel, le montant total des taxes atteint 84 centimes d'euros par litre en moyenne depuis le début de l’année, soit près de 9 centimes de plus que l’année dernière. La hausse s’élève à 5 centimes pour l’essence."

Ces deux derniers arguments sont repris par le Conseil National des Professions de l’Automobile (CNPA), qui réagit à par un article publié sur son site. Il soutient que les marges des distributeurs ne sont pas responsables de la hausse des prix. La marge est "contractuelle entre l’enseigne et le gérant d’une station-service. Elle se situe selon les contrats entre 1,5 centimes et 4 c€/L et ce, quel que soit le cours du baril", indique-t-elle. "La plupart des stations-services, hors grandes surfaces, ont un contrat avec un pétrolier qui gère les stocks donc même si le volume baisse, on a toujours les mêmes marges", explique Francis Pousse, président national du métier distributeur carburant et énergies nouvelles, au sein du CNPA. "Le produit arrive chez nous, transport payé et brut pour l’exploitant et nous sommes transparents vis-à-vis des chiffres." Et d’ajouter : "on essaye de joindre la CLCV mais nous n’y arrivons pas. Je veux comprendre leur méthode de calcul."

La différence entre le montant des marges de distributeurs annoncé par CLCV et de la CNPA pourrait s'expliquer par la prise en compte ou non du dispositif de Certificats d'économie d'énergie (CEE), qui "peut augmenter les charges", selon l'UFIP. En 2016, l'Etat a décidé de doubler les objectifs d'économies d'énergie aux fournisseurs sur la période 2018-2020. L'UFIP estime le coût de ce dispositif entre 3 et 6 c€/L de carburant pour les distributeurs. "Ce coût touche directement les pétroliers qu'ils décident de répercuter à un prix variable sur les distributeurs", précise l'UFIP. 

Consultez chaque semaine les prix des carburants sur Indices & Cotations

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1 commentaire

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17/05/2018 - 10h27 -

Le gouvernement justifie la hausse du carburant en prétextant que celui ci est le facteur du changement climatique et encourage l'adoption du véhicule électrique à grand coup d'aides qui en réalité n'aide que ceux qui sont capables de débourser le double ou le triple du prix du véhicule ordinaire . Donc les riches ! Mais il oublie de dire que l'électricité nécessaire à l'approvisionnement électrique est toujours produite par le gaz, le pétrole, le charbon, et l'atome ? Dans ces conditions on comprend mal les déclarations destinées à nous faire prendre conscience du changement climatique et...........................les orientations destinées à ne rien changer ? Sauf pour l'automobiliste de base qui en plus de devoir subir la débilité de la baisse de la vitesse, tout en ayant l'obligation de se déplacer pour travailler,se soigner ou manger, doit également subir les augmentations de son carburant pour de fausses bonnes raisons ?
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