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L'Usine Campus

[Prix développement durable] Raphaël Smia, des mouches pour la planète

Gaëlle Fleitour , , ,

Publié le

L'Usine Nouvelle et Industrie et Technologies ont remis le 5 décembre les Trophées des Ingénieurs du futur. Raphaël Smia est lauréat du prix développement durable. 

[Prix développement durable] Raphaël Smia, des mouches pour la planète
Raphël Smia est lauréat du prix développement durable des Trophées des Ingénieurs du futur.
© Pascal Guittet

De Polytechnique à l’élevage d’insectes, il y a un grand pas… franchi par Raphaël Smia, 29 ans, diplômé en 2012 et spécialisé dans les mathématiques appliquées à l’environnement et la finance. Curieux de mieux comprendre les enjeux environnementaux, il boucle un master sur le sujet dans une université australienne. "De retour en France, je me suis mis à la recherche d’un projet ambitieux, intellectuellement stimulant et avec un impact positif sur la société", raconte-t-il. Puis il rencontre Jean-François Kleinfinger, ingénieur lui aussi, qui a un projet un peu fou en tête : valoriser les matières organiques grâce aux larves d’une mouche, la Black soldier fly, afin de répondre au besoin en protéines tout en luttant contre le gaspillage alimentaire. Ensemble, ils fondent la start-up NextAlim en 2014. Avec l’ambition de créer à travers la France, des unités d’élevage de larves se nourrissant d’invendus de la grande distribution ou de l’agriculture. Puis de transformer les déjections de mouches en fertilisants bio, tandis que les protéines issues des asticots donneraient des fibres intéressantes dans la composition d’aliments pour animaux.

"Le procédé existe dans la nature depuis des millénaires, rappelle Raphaël Smia. Mais l’entomoculture industrielle n’existe que depuis quelques années et personne ne produit encore de quantité suffisante." Avec son équipe, il a mis au point "un processus réplicable, exportable et durable", qui donnera naissance l’an prochain à une première unité industrielle. Le jeune ingénieur a convaincu des investisseurs, qui ont participé à la levée de fonds de l’entreprise, et notamment le fonds de Suez, qui jouera aussi le rôle de partenaire. Prochaine étape : concevoir des produits commercialisables à haute valeur ajoutée. 

L'ingénieur qui vous inspire ? "Alexandre Yersin. Ce qui m'impressionne chez le découvreur du bacille de la peste, c'est son humanisme et sa volonté d'aider les autres". 

Les autres nommés

Laura Lille (ENSC - Bordeaux INP) Le projet Crowdearthing vise à recueillir des données environnementales via la population.

Victoria Mandefield (ECE Paris) Infomeless informe les sans-abri grâce au numérique afin, notamment, de les aider à se réinsérer.

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