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[Prix des carburants] Le gouvernement doit rencontrer les distributeurs mais pour quoi faire?

Simon Chodorge , , , ,

Publié le

Le 8 novembre, le gouvernement doit rencontrer les distributeurs français de carburant pour étudier comment répercuter au mieux et au plus vite la baisse du cours du pétrole sur les prix à la pompe. La réunion intervient dans un contexte de forte contestation sur les hausses des taxes sur le carburant. Alors que les pétroliers et les distributeurs français se sont déjà prononcés pour une baisse des taxes, il est difficile d'imaginer de grandes conclusions à la suite de l'entrevue.

[Prix des carburants] Le gouvernement doit rencontrer les distributeurs mais pour quoi faire?
Le 8 novembre, le gouvernement doit rencontrer les distributeurs français de carburant pour étudier comment répercuter au mieux et au plus vite la baisse du cours du pétrole sur les prix à la pompe.
© Total

La hausse des prix du carburant, une polémique qui commence à tourner dans le vide. Le mercredi 7 novembre, le ministre de la Transition écologique et solidaire a appelé les distributeurs français à “répercuter” la baisse du cours du baril de pétrole sur les prix à la pompe. Avec Bruno Le Maire, ministre de l’Économie et des Finances, François de Rugy doit rencontrer les principaux distributeurs le jeudi 8 novembre après-midi, avec d'autres acteurs du secteur : organisations professionnelles, opérateurs pétroliers, acteurs des grandes et moyennes surfaces, stockistes, entreprises de transport d'hydrocarbures. Le but de la rencontre : "évaluer avec eux de quelle façon ils pourraient répercuter au mieux et au plus vite la baisse des cours mondiaux du pétrole sur les prix à la pompe."

Difficile d’envisager des évolutions importantes à la suite de cette réunion. En visite dans le Grand Est pour le centenaire de la Première Guerre mondiale, le président Emmanuel Macron a fait beaucoup de médiation sur le sujet auprès du grand public. Il a surtout maintenu la position du gouvernement : pas de baisse des taxes sur le carburant, quand bien même elles sont hautement controversées.

Du côté des distributeurs aussi, il est difficile d’imaginer des progrès. Selon François de Rugy, Total a déjà répercuté une baisse de trois centimes sur les prix des carburants, même si les pétroliers français continuent de vitupérer contre les taxes. Est-ce que le but de la réunion sera seulement de demander aux autres distributeurs, tels Auchan, Carrefour ou E.Leclerc, de faire de même ? "Nous allons en discuter avec l'ensemble des groupes pétroliers, les distributeurs de carburants en France, pour voir s’ils font le même mouvement, voire un mouvement un peu plus important", a déclaré le ministre à l’Assemblée Nationale.

17 novembre, un large appel à manifester

Les enseignes d’hypermarché n’ont en tout cas pas attendu le gouvernement pour surfer sur la vague de contestation autour des prix à la pompe. Le PDG d’E.Leclerc, invoquant jusqu'au combat pour la libéralisation des prix du carburant dans les années 1970, a déjà annoncé une opération commerciale. Avec Carrefour, le groupe a annoncé vendre les carburants à prix coûtant dans leurs stations-service.

Est-ce une façon pour le gouvernement de montrer qu’il reste concerné par le sujet ? Un appel à manifester le samedi 17 novembre a rassemblé un large panel de soutiens : entre associations d’automobilistes, partis politiques de gauche (France Insoumise) et d’extrême-droite (Rassemblement National), professionnels du BTP et même un syndicat de police SGP FO.

Le baril de pétrole a diminué de 16% en un mois

En tout cas une chose est sûre : le cours du baril de pétrole a bien diminué ces dernières semaines. Après un pic le 3 octobre à plus de 85 dollars, il n’a cessé de diminuer pour atteindre environ 71 dollars le 6 novembre, soit une diminution de plus de 16% (source prixdubaril.com). Il faudra sans doute attendre encore un peu avant de voir cette baisse se traduire dans les stations-service françaises. D’autant qu’elle pourrait également être atténuée par un taux de change défavorable entre l’euro et le dollar.

 

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