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Prix "début prometteur" - Jean-Baptiste Tuery - Le sens du collectif

Hassan Meddah

Publié le

Usinenouvelle TV

Prix début prometteur - Jean-Baptiste Tuery - Le sens du collectif

Pour Jean-Baptiste Tuery, jeune ingénieur de 27 ans, l’ambiance et l’équipe dans lesquelles il évolue importent autant que le travail lui-même. Son CV, rédigé en anglais, annonce d’emblée la couleur. Il affiche comme objectif de carrière : "Contribuer au développement de l’industrie aérospatiale dans des équipes multiculturelles". Il a donc ciblé méticuleusement ses premiers employeurs, effectuant notamment son stage de fin d’études au sein de l’agence spatiale européenne (ESA) à Noordwjik aux Pays-Bas. "J’étais plongé dans un milieu à la fois très international et de hautes technologies. C’était très riche", explique le jeune homme. Il transforme ensuite l’essai en rejoignant Airbus à Toulouse en août 2006, en apportant ses compétences dans les matériaux et les procédés acquises à l’École des mines d’Alès (Gard). "Mon expérience chez Airbus me conforte dans mes choix", dit-il. Le dernier projet qui l’a mobilisé pendant trois ans, la mise au point de nouvelles fixations aéronautiques en titane plutôt qu’en acier, a réuni tous les ingrédients qu’il affectionne : la technicité, avec les nouveaux procédés de serrage ad hoc et le travail en équipe, réparti sur plusieurs pays puisqu’il a travaillé avec des ingénieurs en Espagne, en Angleterre et en Allemagne. Courrier électronique, téléphone, visioconférence et quelques déplacements par an ont permis de mener efficacement le projet. Avec au final de solides résultats. D’une part, l’équipe a démontré qu’un avionneur peut espérer un gain de masse d’environ 70 kg par appareil grâce aux nouvelles fixations. D’autre part, six brevets ont été déposés ou sont sur le point de l’être.

« Depuis le collège, j’aime relever les défis
techniques. Et mon goût pour les technologies
avancées m’a orienté vers un club d’astronautique,
puis vers l’aéronautique et au spatial. »

 

Cet ancien troisième ligne de rugby, qui a également goûté aux joies du football américain, affiche un sens du collectif qui se révèle efficace au-delà des terrains. "Dans les projets complexes, chacun a apporté sa contribution : le bureau d’études, les experts en calcul, les directions chargées des achats, des programmes et de la production, les fournisseurs…" Se définissant comme un maillon de la chaîne, il croit moins en l’exploit personnel : "Un ingénieur seul dans son coin, c’est un non-sens". Sa patience et sa soif de comprendre facilitent son rapport aux autres. "Jean-Baptiste a compris que pour tirer le maximum d’informations de ses partenaires, il faut être à l’écoute, explique Bernard Bourthoumieux, le responsable du département des technologies d’assemblage. Les experts qui l’ont aidé sont d’autant plus collaboratifs qu’il a su s’intéresser à leur sujet."

Ses supérieurs ont flairé le bon manager en puissance. Jean-Baptiste vient de bénéficier d’une promotion en prenant en charge l’innovation des activités d’ingénierie d’assemblage. Ce goût pour les autres et les autres cultures s’exprime dans une passion plus personnelle transmise par ses parents quand il était jeune, le voyage. "Avec ma femme, nous essayons de nous offrir un beau voyage par an", explique-t-il. Sac à dos, le couple a déjà sillonné la Russie, l’Australie, les États-Unis, le Kenya, la Russie et une partie de l’Europe. Mais l’ingénieur n’est jamais très loin. "J’aime l’improvisation…encadrée."

 

 

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