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Prix de la supply chain : Anjou électronique pilote ses fournisseurs

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Dans son usine de câblage électronique de Longué-Jumelles, le sous-traitant Anjou électronique applique une démarche rigoureuse de gestion et gagne sur tous les plans.

Prix de la supply chain : Anjou électronique pilote ses fournisseurs
L’usine est organisée en unités autonomes de production, optimisant le contrôle-qualité.

Anne-Charlotte Fredenucci, la présidente d’Anjou Électronique, est fière de son usine à Longué-Jumelles (Maine-et-Loire). "Elle est notre meilleur ambassadeur commercial. Tous les donneurs d’ordres qui la visitent deviennent clients." Sur ce site de câblage électronique de 100 salariés, la PME applique les méthodes des grands de l’aéronautique. Trois exigences guident la gestion de sa production : qualité, délais et productivité. Normal. Ses clients viennent de secteurs sensibles : aérospatial, défense, médical… Du magasin aux ateliers d’assemblage, l’organisation obéit aux règles du lean manufacturing. C’est pour mettre en place cette démarche que Christophe Brossard, un ancien ingénieur de Faurecia et Zodiac Aerospace, a été recruté en 2010 en tant que directeur général.

Le site en chiffres
Chiffre d’affaires : 10 millions d’euros
Effectif : 100 salariés
Production : Une centaine de câblages électroniques différents

L’usine fait appel à une centaine de fournisseurs, gérés selon une démarche d’assurance-qualité inspirée de celle d’Airbus. Ils font tous l’objet d’un suivi mensuel en termes de délais de livraison et de qualité. Les vingt les plus critiques subissent en plus un audit annuel. "Le pilotage mensuel sert à détecter les retards de livraison et les écarts de qualité, explique Anne-Charlotte Fredenucci. Nous pouvons ainsi réagir vite et travailler avec le fournisseur pour résoudre le problème." Cette démarche évite de changer souvent de fournisseur, une opération complexe et coûteuse. « Nous gagnons un temps énorme. Auparavant, nous agissions en pompier avec beaucoup de retours à gérer, rappelle la présidente. Nous consacrons maintenant le temps gagné à améliorer la sélection des fournisseurs, les négociations des prix et donc notre trésorerie."

Flux revus et postes réaménagés

Un poste sur quatre au service logistique a été ainsi économisé. "Nous améliorons la profondeur de notre suivi pour éviter l’impact sur la production, affirme Christophe Brossard. Aujourd’hui, nous n’avons plus de fournisseur qui nous plante." Les flux dans l’usine ont été revus et les postes de travail réaménagés. "Avant, certains produits faisaient quatre fois le tour de l’usine, souligne Christophe Brossard. Aujourd’hui, ils ne bougent quasiment plus." Les opérateurs n’ont plus à transporter les bacs de produits. Une navette fait le tour des ateliers toutes les heures pour les récupérer. Les opérateurs peuvent donc se concentrer sur l’assemblage et le contrôle. Cela permet d’éviter les risques de troubles musculo-squelettiques (TMS). À la clé, un gain de 693 heures de travail par an.

Même efficacité au magasin. Le nombre de bacs a été divisé par deux en rangeant mieux les composants. Et l’implantation a été optimisée. L’identification systématique par code-barres assure le bon emplacement des composants et facilite leur sortie vers la production. À l’aide de PDA (assistant numérique personnel), les magasiniers savent quel composant prendre et où le chercher. De quoi accélérer de 50 % les sorties du magasin et économiser un poste. Ces changements ont amélioré la productivité de 12 %. La direction espère gagner encore 15 % en 2016 en répartissant l’assemblage de grandes pièces, comme les boîtes de commande de vol d’avion, aujourd’hui assuré par un seul opérateur, sur plusieurs postes, à l’instar du montage à la chaîne.

Partout, des panneaux affichent les indicateurs de production. L’usine est organisée en unités autonomes de production qui rendent les opérateurs responsables notamment du contrôle-qualité. Le taux de retour de produits est ainsi passé de 5,5 % en 2012 à 1 % en 2014. L’objectif est de baisser encore, pour arriver à 0,2 %. Un grand défi.

Ridha Loukil

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