[Prix alimentaires] La menace de la "culture du secret" dans le lait, et de la mondialisation pour le porc

Au cours d’une conférence donnée le 19 juin au ministère de l’Agriculture, le président de l’Observatoire de la formation des prix et des marges, Philippe Chalmin, a présenté son rapport de l’année 2017. 

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[Prix alimentaires] La menace de la
La culture du secret prévaut sur le marché français du lait.

En présentant les graphiques figurant les variations annuelles des prix dans l’agroalimentaire, mardi 19 juin, le président de l’Observatoire de la formation des prix et des marges (OFPOM) indique que l’on remarque toujours une forte instabilité des prix à la production et leur stabilité à la consommation. Un contraste “frappant”, qu’il explique par la sensibilité des marchés aux aléas non seulement climatiques, mais aussi géopolitiques.

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La Chine à l’assaut du porc européen

Selon le rapport, les prix agricoles en France ont augmenté de 3% en 2017, mais un grand nombre de filières agricoles vendent en dessous de leurs coûts de production. Quant au détail des produits agroalimentaires, les filières charcutière et laitière semblent être les plus malmenées. Côté marché du porc, “longtemps un marché local voire européen et maintenant en train de se mondialiser” : une extrême instabilité des prix qui se “baladent entre 1,20 et 1,70 euros le kilo de carcasse”. Pourquoi ? Ce serait “l’impact des achats chinois”.

"Culture du secret"dans l’industrie du lait

Mais “ce qui flambe dans une instabilité totale est le marché du beurre”. Chacun garde en tête la pénurie de beurre survenue il y a quelques mois. C’est là où entre en jeu l’industrie laitière, mise en cause pour sa “culture du secret” par le président de l’Observatoire. Car certains industriels sont récalcitrants à divulguer leurs comptes. Philippe Chalmin espère pouvoir présenter leurs compatibilités analytiques en 2019. Or, c’est justement sur ces derniers que reposent les chiffres du rapport. Le lait serait “comme le pétrole” ; comme au travers d’un “cracking”, il donne la crème et le beurre, d’où la grande complexité de la méthodologie employée. Par ailleurs, Philippe Chalmin espère pouvoir bientôt fournir les marges nettes par grands métiers de l’industrie laitière.

Nouveauté 2018, le président de l’Observatoire s’attaque au sucre, produit que ses études ne couvraient pas : “la fin des quotas sucriers ne pouvait pas tomber à un pire moment !”. Pour conclure, interrogé sur le plus grand gagnant, le président de l’OFPOM insiste : “c’est le consommateur et il ne s’en rend même pas compte”.

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