L'Usine Energie

Prise d'otage sur un site de BP en Algérie

Astrid Gouzik ,

Publié le , mis à jour le 16/01/2013 À 16H49

Une attaque islamiste contre une base pétrolière de British Petroleum dans la région algérienne d'In-Aménas, proche de la frontière libyenne, est survenue à l’aube ce mercredi 16 janvier.

Prise d'otage sur un site de BP en Algérie © Monkeyc - Flickr - C.C.

Un Français et quatre Japonais auraient été pris en otage lors d'une attaque islamiste contre un site de BP, situé dans le sud de l’Algérie. C’est ce qu’a indiqué à l'AFP un député algérien, Mahmoud Guemama.

S’il a précisé avoir obtenu ces informations auprès de témoins sur place, à l'ambassade de France, en revanche, on "ne pouvait pas confirmer qu'un ressortissant français avait été pris en otage". Des sources diplomatiques occidentales ont indiqué que les salariés de BP pris en otage étaient de nationalités britannique, norvégienne et japonaise.

Selon les informations obtenues par l’AFP, cette prise d’otage aurait été menée par des combattants d’al-Qaïda venus du nord du Mali."Nous appartenons à la brigade Khaled Aboul Abbas, Mokhtar Belmokhtar", a affirmé l’un des combattants, joint par téléphone, à l'AFP. Il a rappelé que Belmokhtar avait "menacé de riposter à toute intervention militaire au Mali".

Selon l'agence algérienne APS, l'attaque a fait un mort et 7 blessés. Un peu plus tard dans l'après-midi, APS - citant une source préfectorale - indiquait que deux étrangers, dont un Britannique, auraient été tués dans l'attaque.Peu de temps auparavant, le ministère algérien de l'Intérieur avait annoncé un mort étranger, six blessés dont deux étrangers et plusieurs personnnes prises en otages.

Selon l'AFP, citant des sources islamistes, 41 Occidentaux auraient été fait otages sur le site gazier de BP. L'épouse d'un employé norvégien a indiqué à la presse que son mari faisait aussi partie des otages. "Mon mari m'a appelée ce matin. Il m'a dit qu'il avait été pris en otage", a déclaré la femme citée par le journal local Bergens Tidende (BT).

Son mari lui avait fourni un numéro de téléphone à transmettre à la police, celui des ravisseurs selon elle. "Il y avait quelqu'un qui lui dictait ce qu'il devait dire en anglais. La police a appelé le numéro qu'il m'a donné. La conversation a été coupée après quelques secondes", a-t-elle dit.

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