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L'Usine Auto

Prime à la casse : les lendemains difficiles de la Jupette et Balladurette

Publié le

Avec la fin de la prime à la casse depuis le 31 décembre 2010, tous les acteurs automobiles sont inquiets quant à l’avenir de leur secteur pour 2011. Pour se faire une idée de ce qu'ils vont vivre dans les prochains mois, L’Usine Nouvelle revient sur la situation du marché automobile après la fin des mesures de soutien dans les années 1990, surnommées la Balladurette et la Jupette.

Prime à la casse : les lendemains difficiles de la Jupette et Balladurette © REUTERS

La prime à la casse, c’est fini. Que va donc devenir le marché automobile sans soutien à la vente ? C’est la question que tout le monde se pose. Et le bilan pourrait être vraiment négatif à en croire les chiffres des ventes qui ont suivi les primes à la casse dans les années 1990. Au total, plus d’un million et demi d’automobilistes ont bénéficié des primes mises en place entre février 1994 et juin 1995 (Balladurette), puis entre octobre 1995 et octobre 1996 (Jupette).

Mais après chaque étape de sevrage, le marché a fortement reculé. Par exemple, dès la date d’expiration de la prime Balladur (de 5000 francs), en juillet 1995, les immatriculations de véhicules neufs ont chuté, de 8,6% en juillet jusqu’à 15,1% en septembre. Et des mesures de chômage technique avaient été réintroduites, par exemple à l’usine Peugeot de Mulhouse. Un  phénomène qui n’était pas surprenant pour les analystes puisque les achats de voitures avaient été anticipés sur les mois précédents.

Même combat pour la Jupette

Pour pallier cette dégringolade, le gouvernement Juppé avait alors mis en place une mesure de soutien comparable, destinée aux propriétaires de voitures de moins de 3,5 tonnes  et de plus de huit ans désireux de la mettre à la casse. Elle s’élevait à 5000 francs (762 euros) pour l’achat d’une voiture neuve de gamme économique et inférieure et de 7000 francs pour les véhicules de gamme  supérieure.

Le gouvernement tablait à l'époque sur un rebond des ventes de 350 000 unités supplémentaires en un an. Certes, les immatriculations ont bondi, mais principalement sur les trois derniers mois de la prime, avec des hausses de 23% en août 1996 et de 26% en septembre. Mais suite à l’arrêt de la prime en octobre, le marché s’est à nouveau effondré. Sur les six premiers mois de 1997, les ventes ont dégringolé de 25,7%.

Qu’en sera-t-il pour 2011 ? Il faudra attendre les prochaines semaines pour en savoir plus, d’autant que le marché est encore soutenu par les commandes de véhicules passées en décembre, mais livrées jusqu’en mars.
 

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