Quotidien des Usines

Primagaz se redéploie aux portes de Tours

Stéphane Frachet , , , ,

Publié le

Classé Seveso seuil haut, le site de Primagaz quitte la ville pour déménager à la campagne. 5 millions d'euros seront mobilisés pour ce transfert de Saint-Pierre-des-Corps à Druye (Indre-et-Loire).

Primagaz se redéploie aux portes de Tours © Primagaz

C'est un effet collatéral de l'explosion d'AZF à Toulouse en 2001. Primagaz, filiale française du hollandais SHV, leader mondial de la distribution de GPL, va déménager ses installations d'embouteillage de gaz liquide actuellement situées à Saint-Pierre-des-Corps, au cœur de l'agglomération de Tours (Indre-et-Loire). Ce site industriel, classé Seveso seuil haut, sera démantelé et Primagaz n'y conservera que des bureaux. L'activité de mise en citerne sera transférée sur un nouveau site de 8 hectares, à Druye, toujours dans l'agglomération de Tours, mais dans un secteur entouré de champs, à proximité de l'A85 Angers-Bourges.

Les deux sphères de 5 000 mètres cubes seront remplacées par deux cuves de 400 mètres cubes. Compte tenu de ce transfert contraint, Primagaz a obtenu une participation de l'Etat et des collectivités locales. Sur les cinq millions d'euros mobilisés par ce transfert, le groupe n'en paiera qu'un tiers.

La récente révision des PPRT (Plans particuliers de risques technologiques), dont les critères ont été renforcés après AZF, implique une modification des périmètres. "Soit nous indemnisions une centaine de riverains et deux entreprises artisanales pour qu'ils déménagent, soit nous aidions Primagaz à trouver une solution", explique Marie-France Beaufils, sénatrice-maire (Front de gauche) de Saint-Pierre-des-Corps.

Le site actuel avait été construit en 1937, et n'était entouré alors que de maraichages, et bordé au nord par la Loire. Après la guerre et jusqu'en 1983, des maisons ont remplacé les alignements de salades. La compétence des permis de construire dépendait alors des préfectures. Puis, avec le début du renforcement des normes autour des industries à risque dans les années 80, la construction de pavillons s'est arrêtée, mais il y a aujourd'hui des habitations à 400 mètres des sphères de stockage.

Au passage, Primagaz en profite pour restructurer son activité en abandonnant l'embouteillage individuel, qui occupe vingt emplois. Primagaz compte sur des départs volontaires et des reclassements sur d'autres sites industriels du groupe.

Stéphane Frachet

Réagir à cet article

Testez L'Usine Nouvelle en mode abonné. Gratuit et sans engagement pendant 15 jours.

Créez votre compte L’Usine Connect

Fermer
L'Usine Connect

Votre entreprise dispose d’un contrat
L’Usine Connect qui vous permet d’accéder librement à tous les contenus de L’Usine Nouvelle depuis ce poste et depuis l’extérieur.

Pour activer votre abonnement vous devez créer un compte

Créer votre Compte