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L'Usine Maroc

Prêts records de l’AFD en 2012 au Maroc pour soutenir la politique industrielle

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L’Agence Française de Développement (AFD) a prêté 831 millions d’euros au Maroc en 2012, deux fois plus que l’année précédente.  Certains avaient créé la polémique en France fin 2012.

Prêts records de l’AFD en 2012 au Maroc pour soutenir la politique industrielle © casatransports

Du jamais vu. En 2012, l’AFD a conclu huit conventions de prêts avec le Maroc pour un total de 831,3 millions d’euros. Ce montant est en très forte progression puisqu’il n’était en 2011 que de 380 millions d’euros et de 174 millions d’euros en 2010, selon un communiqué de l’Agence publié à Rabat le 29 janvier.

Les financements de l’AFD s’inscrivent pour une bonne part dans la mise en œuvre de plans économiques sectoriels et de la politique industrielle menés par le gouvernement marocain. Il s’agit par exemple du plan solaire marocain avec un prêt de 100 millions d’euros  pour la phase 1 du projet de centrale à concentration de Ouarzazate.

Des plateformes industrielles intégrées

Autre engagement notable : le soutien à la création de "plateformes industrielles intégrées" et autres de technopoles, à savoir notamment des prêts de 150 millions d’euros en faveur de l’aménageur MEDZ, filiale spécialisée de la CDG (Caisse de Dépôt et de Gestion). Ces projets se placent dans le cadre du "Pacte national pour l’émergence industrielle" initié en 2009 et poursuivi par le gouvernement d’Abdelilah Benkirane après son arrivée au pouvoir fin novembre 2011.

En France, certains de ces prêts avaient créé la polémique en décembre 2012. Le gouvernement de Jean-Marc Ayrault s’était vu accusé par l’association de salariés des services informatiques Munci de favoriser la délocalisation des SSII françaises sur des zones d’activité comme Casanearshore où de nombreux entreprises françaises sont présentes.

Pour une colocalisation industrielle

Lors de son premier voyage officiel au Maroc les 12 et 13 décembre, le Premier ministre français  avait justifié "Notre objectif est bien sûr d’éviter les délocalisations portant sur l’ensemble d’un processus industriel. En revanche, une colocalisation industrielle, si elle résulte d’une analyse fine de la valeur ajoutée sur toute la chaîne de production et des avantages compétitifs de chaque site, peut être bénéfique et soutenir l’activité des deux côtés" de la Méditerranée.

Par ailleurs, les engagements de l’AFD ont concerné en 2012 d’autres grands projets marocains. Il s’agit notamment d’un prêt de 180 millions d’euros au groupe public OCP (Office Chérifien des Phosphates) pour la maîtrise de ses consommations d’eau. L’Agence a aussi accordé un prêt de 220 millions d’euros à l’Office National des Chemins de Fer dans le cadre du projet de TGV Kenitra-Tanger emporté par Alstom. Autre projet mené par le groupe Alstom, le tramway de Casablanca (photo), inauguré le 12 décembre, a fait lui l’objet d’un prêt de 23 millions d’euros via la société gestionnaire, Casa Transports. À cela s’ajoute des prêts pour la modernisation du secteur portuaire (50 millions d’euros) ou du réseau électrique (57 millions d’euros).

Selon l’AFD, la moitié de ses conventions de 2012, soit 410 millions d’euros, concerne des prêts "non souverains", c'est-à-dire accordés directement à des entités publiques et sans la garantie du Royaume.

Le Maroc, premier bénéficiaire des prêts de l’AFD

Quatre de ces conventions de crédit avaient été signées les 12 et 13 décembre lors de la visite de Jean-Marc Ayrault au Maroc et de la 11ème Rencontre à Haut Niveau (RHN) Maroc France à Rabat coprésidée par le premier ministre français et son homologue Abdelilah Benkirane. L’AFD avait aussi conclu à cette occasion un protocole d’accord avec MEDZ sur le parrainage de partenariats entre technopoles marocains et pôles de compétitivité français, un autre sur la mise en place d’Instituts de Formation aux Énergies Renouvelables (IFMEREE) et enfin une lettre d’entente sur la formation professionnelle dans l’aéronautique.

Le Maroc est le premier bénéficiaire des prêts de l’AFD avec un encours de près de 2 milliards d’euros à fin décembre 2012.

Pierre-Olivier Rouaud

 

 


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