Présentés lors du salon Temps RéelLes simulateurs de conduite prennent la routeLa baisse des coûts des systèmes informatiques en temps réel a permis l'arrivée de simulateurs de conduite dans le monde de l'automobile.

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Présentés lors du salon Temps Réel

Les simulateurs de conduite prennent la route

La baisse des coûts des systèmes informatiques en temps réel a permis l'arrivée de simulateurs de conduite dans le monde de l'automobile.



De majestueux platanes défilent le long de la chaussée au rythme de votre vitesse. Un village pittoresque apparaît au loin, puis, une fois traversé, s'éloigne dans votre rétroviseur. Des voitures vous dépassent, d'autres vous croisent. On s'y croirait, et pourtant, tout est faux ! Jusqu'alors réservés aux applications militaires ou aéronautiques, les simulateurs de conduite font aujourd'hui leur apparition sur la scène automobile. Principal artisan de cette démocratisation : la baisse des coûts des systèmes informatiques en temps réel. " Ce sont eux les maîtres de la simulation ", explique Andras Kemeny, de la direction de la recherche chez Renault, mais également président de la Journée de conférences sur les simulateurs de conduite, qui se sont tenues lors du salon RTS (" Real Time System "), la semaine dernière à Paris. Pour créer l'illusion, la vitesse de rafraîchissement des images numériques doit être impérativement supérieure à la persistance rétinienne humaine (environ 20 millisecondes). Sinon, le pilote verrait les platanes défiler le long de la route par bonds successifs ! De même pour les changements de vitesse ou de direction. Jusqu'à ces dernières années, seuls des systèmes de visualisation spécifiques, commercialisés notamment par Thomson ou Evans and Sutherland, étaient capables de telles prouesses. Leur coût se chiffrait en dizaines de millions de francs et en limitait l'utilisation à l'apprentissage des pilotes d'avion (20 à 30 millions de francs pour un simulateur de vol). " L'illusion est encore plus difficile à rendre dans le domaine de l'automobile ", précise Andras Kemeny. La représentation numérique d'un paysage d'une route de campagne nécessite en effet beaucoup plus de détails que celle d'un ciel sans nuages. De même, les mouvements d'une automobile sur la chaussée sont beaucoup plus difficiles à reproduire que ceux d'un avion. Mais, aujourd'hui, l'arrivée de super-stations de travail, associées à des systèmes d'exploitation en temps réel, a divisé par dix le prix des systèmes. Ainsi, la station Onyx de Silicon Graphics permet au laboratoire de recherche et développement de Renault de s'équiper d'un simulateur statique de conduite pour à peine plus de 1 million de francs. "Nous l'utilisons pour étudier l'ergonomie de nos futurs prototypes et pour mettre au point certains systèmes de sécurité", précise Andras Kemeny. Un outil qui intéresse également RVI. Pour 1 à 2 millions de francs, un simulateur de conduite pour poids lourds permettra au conducteur d'apprendre sans danger comment se sortir de situations critiques. Exemple : aborder à pleine charge une descente vertigineuse avec des freins défectueux... sans perdre son sang-froid.



USINE NOUVELLE - N°2440 -

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