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Présentation de résultats annuels sous haute tension pour General Electric

Marion Garreau ,

Publié le , mis à jour le 24/01/2018 À 08H49

La direction de General Electric doit présenter ses résultats annuels ce mercredi 24 janvier en début d'après-midi alors que le groupe continue de voir sa valeur boursière plonger et qu'un possible démantèlement a été évoqué par le PDG John Flannery.

Présentation de résultats annuels sous haute tension pour General Electric
Le PDG John Flannery a annoncé l’inscription d’une charge de 6,2 milliards de dollars (deux fois plus importante que prévue) dans ses comptes du quatrième trimestre 2017.
© Chuck Miller CC Flickr

General Electric va-t-il si mal ? Alors que le conglomérat américain doit annoncer mercredi 24 janvier ses résultats annuels pour 2017, le cours de son action à la Bourse de Wall Street continue de chuter. En une semaine, du 15 au 22 janvier, il est passé de 15,46 à 13,10 dollars, soit une baisse de 15%. En cause : l’annonce par le PDG John Flannery de l’inscription d’une charge de 6,2 milliards de dollars (deux fois plus importante que prévue) dans ses comptes du quatrième trimestre 2017, en lien avec le portefeuille de couverture santé de sa filiale GE Capital.

Face aux investisseurs, John Flannery a évoqué la possibilité d’un démantèlement du conglomérat. "Je mettrais cela dans la catégorie des études de possibilités. C'est le genre de choses qui pourrait avoir pour résultat de très, très nombreuses combinaisons, par exemple des actifs cotés séparément, si c'est cela qui fait sens", a ainsi déclaré le PDG en réponse à la question d'un analyste.

Un démantèlement vain ?

Le scénario d’un éclatement n’a pas convaincu la Bourse. "Manifestement, il n’est pas certain que dans le cas de GE la somme des parties ait une valeur supérieure à celle dégagée par le conglomérat sous sa forme actuelle", souligne ainsi un analyste financier de la place de Paris. Surtout, alors que l’activité énergie de GE connaît des difficultés, les investisseurs craignent de découvrir de mauvaises surprises à l’annonce des résultats.

L’activité énergie de GE fait en effet face à un retournement du marché de l’énergie, avec une chute de la demande mondiale pour les grandes turbines pour centrales électriques, qui fait souffrir tous les équipementiers. Sans oublier que la division pétrole et gaz pâtit depuis un an du décrochage des prix du baril de brut.

Actionnaire activiste

Pour enrayer la chute de la valorisation boursière qui sanctionne ces deux faiblesses depuis un an – cette valeur a perdu plus de 40% depuis début 2017 – John Flannery avait annoncé en novembre un vaste plan restructuration. Au programme : le recentrage de ses activités sur l’aéronautique, le médical et l’énergie, avec la cession de 20 milliards de dollars d'actifs ; la suppression de milliers d'emplois ; la division par deux du dividende versé aux actionnaires.

En décembre, la direction de GE avait précisé que la restructuration de sa branche énergie entraînerait la suppression de 12 000 postes dans le monde, soit environ 18% des effectifs de la division. Des suppressions qui épargneraient la France, en raison des engagements pris par le groupe auprès du gouvernement français lors de la reprise des activités énergie d’Alstom en 2015.

Malgré ces difficultés, Armand Hatchuel, Professeur à Mines ParisTech, estime qu’il y a "une sur-réaction des Bourses". "GE n’est pas malade parce que son département énergie connait des difficultés, qui étaient en plus tout à fait anticipables", juge-t-il. Et de rappeler : "L’avantage d’un conglomérat, alors que certaines activités connaissent des cycles et contre-cycles, c’est d’être un ensemble qui sait prendre les vagues sans s'effondrer."  Pour autant, il serait surprenant que John Flannery résiste à la pression des marchés. C’est sous celle d’un actionnaire activiste, le redoutable Nelson Peltz, qu’il a pris la tête du conglomérat en août dernier.

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