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L'Usine Auto

Le nouveau conseil opérationnel de l'alliance Renault-Nissan-Mitsubishi se réunit pour la première fois à Paris

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Publié le , mis à jour le 12/04/2019 À 17H21

Renault-Nissan-Mitsubishi a réuni pour la première fois vendredi 12 avril le nouveau conseil de l'alliance qui devra tourner la page sur l'ère Ghosn et entrer dans le vif des sujets pour consolider le premier ensemble automobile mondial.

Le nouveau conseil opérationnel de l'alliance Renault-Nissan-Mitsubishi se réunit pour la première fois à Paris
Renault-Nissan-Mitsubishi a réuni pour la première fois vendredi le nouveau conseil de l'alliance.
© Olivier MARTIN-GAMBIER / Renault

Vendredi 12 avril, Renault-Nissan-Mitsubishi a réuni pour la première fois son nouveau conseil afin d'envisager le futur de l'alliance. La réunion de ce "conseil opérationnel", dont la création a été annoncée le 12 mars dans le cadre d'une refonte de la gouvernance de l'alliance, s'est tenue au siège de Renault, à Boulogne-Billancourt (Hauts-de-Seine), après un dîner la veille à l'Atelier Renault sur les Champs-Elysées, et avant une visite du Technocentre, le grand site d'ingénierie de Renault à Guyancourt (Yvelines), consacrée aux plans produits.

"Le potentiel de l'alliance doit maintenant être valorisé correctement, et c'est entre nos mains. C'est à nous d'écrire notre avenir", a dit Renault dans un tweet, accompagnant une photo où l'on voit côte à côte Thierry Bolloré, directeur général du groupe au losange, Hiroto Saikawa, directeur général de Nissan, Jean-Dominique Senard, président de Renault, et Osamu Masuko, directeur général de Mitsubishi.

 

Un conseil mensuel

Le nouveau conseil, qui remplace l'ancienne entité Renault Nissan BV basée aux Pays-Bas et dont la conformité des dépenses a été épinglée par un audit, doit se réunir chaque mois, à Paris ou à Tokyo, et fonder ses décisions opérationnelles sur la base du consensus.

Devant plusieurs dizaines de convives le soir du 11 avril, Jean-Dominique Senard a tenu un discours visant à remobiliser des troupes ébranlées par la brutale disgrâce en novembre dernier de Carlos Ghosn, l'ex-homme fort de l'alliance, à nouveau incarcéré au Japon.

"Si nous sommes ici aujourd'hui, tous réunis, c'est que nous avons réussi, toutes ces années durant, à surmonter nos différences et à maintenir l'alliance forte", a-t-il déclaré, selon des propos rapportés par une personne présente au dîner.

"Je suis très optimiste parce que la passion est là, la passion est dans chaque regard de chaque personne que vous croisez. Longue vie à l'alliance", a-t-il ajouté.

Les synergies 2018 n'ont pas encore été publiées

Levant le voile sur les chantiers futurs de l'alliance, Jean-Dominique Senard a souligné que les partenaires devaient travailler ensemble plus vite et améliorer notamment la qualité.

"Il y a un sujet qui dépasse les autres: c'est la question de la qualité de nos produits et de nos services. C'est le principal soutien de notre croissance future, de notre réputation et de notre performance", a-t-il dit.

Renault-Nissan a renforcé son intégration à partir de 2014 en créant des directions communes dans les achats, l'ingénierie et la fabrication-logistique, puis accéléré à nouveau en 2018 avec l'ajout de nouvelles fonctions convergées - la qualité et l'après-vente.

Ce plan s'est jusqu'ici accompagné d'un objectif de synergies annuelles: plus de dix milliards d'euros fin 2022, contre 5,7 milliards réalisés en 2017, première année complète de participation de Mitsubishi à l'alliance.

Le montant réalisé en 2018 n'est pas encore connu. Habituellement, ce chiffre, qui a rythmé les progrès de l'alliance au cours des années passées, est publié au début de l'été.

La détention de Carlos Ghosn prolongée

Les autorités japonaises ont prolongé vendredi 12 la détention de Carlos Ghosn de huit jours, jusqu'au 22 avril, pour permettre au procureur d'engager des poursuites contre lui.

Libéré le 6 mars contre le versement d'une caution de neuf millions de dollars (7,9 millions d'euros) après 108 jours de détention, il avait été de nouveau arrêté jeudi dernier sur ordre du parquet de Tokyo.

Il est soupçonné d'enrichissement personnel et accusé d'avoir causé à Nissan des pertes financières de cinq millions de dollars entre décembre 2015 et juillet 2018. Egalement inculpé d'abus de confiance aggravé et pour avoir minimisé ses revenus chez le constructeur automobile japonais pendant près de dix ans, il dément toutes les accusations portées contre lui.

(Avec Reuters, par Gilles Guillaume et Laurence Frost avec le bureau de Tokyo, Claude Chendjou pour le service français, édité par Benoît Van Overstraeten)

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