Quotidien des Usines

Première application de la loi Florange pour la reprise de Panavi

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La loi dite "Florange" a été appliquée pour la première fois en France dans le cadre de la reprise de l'usine Panavi à Saint-Auvent (Haute-Vienne) par la société périgourdine Gelpat.

Première application de la loi Florange pour la reprise de Panavi © Joe Gratz - Flickr - C.C.

Deux semaines après la fermeture de l'usine Panavi de Saint-Auvent (Haute-Vienne), filiale du groupe belge Vandemoortele spécialisée dans la fabrication de viennoiseries surgelées, la société de 68 salariés a été reprise par le fabricant de pâtisseries haut de gamme Gelpat basé à Bussière-Badil (Dordogne). Cette reprise traduit la première application en France de la loi dite "Florange", qui oblige une entreprise quittant un territoire à trouver un repreneur dès lors que le site a été jugé rentable.

Le rachat de cette usine en activité depuis 1955 a été officialisé le 18 novembre à la préfecture de la Haute-Vienne par la signature d'une convention entre le cédant François Bon, le repreneur Lionel Fontanille et l'Etat, représenté par Laurent Cayrel, préfet de la région Limousin.

Le repreneur s'est engagé à embaucher en priorité d'anciens salariés de Panavi. "Dès le mois de janvier, sept salariés seront recrutés puis huit personnes supplémentaires sur l'année 2015, assure Lionel Fontanille. Ce nombre a vocation à progresser pour atteindre un peu moins de cinquante dans les cinq prochaines années."

Investissement pour une nouvelle production

"J'ai souhaité de reprendre ce site parce qu'il y avait ici une forte expertise dans la fabrication de pâtes surgelées, j'investis donc dans du savoir-faire. La fermeture de cette usine s'est déroulée dans un climat social apaisé, raison pour laquelle je me suis intéressé à ce site et à son personnel, car il est important pour moi d'arriver dans de bonnes conditions. Je prévois un investissement de trois millions d'euros sur trois ans pour adapter le site à notre future activité, à savoir la production de pâtisseries surgelées destinées essentiellement au marché français que ce soient des grossistes en boulangerie-pâtisserie, des grossistes alimentaires généralistes ou la grande distribution", ajoute le repreneur.

Dans cette opération inédite au niveau national, l'Etat s'est engagé à hauteur de 393 000 euros pour soutenir le repreneur dans ses investissements.

La société Gelpat compte 66 salariés sur son site de Bussière-Badil, repris voilà deux ans et demi par Lionel Fontanille alors qu'il était également menacé de fermeture. "Nous l'avons redressé et aujourd'hui nous avons besoin d'augmenter notre capacité de production, ce qui justifie la reprise de Panavi."

Corinne Mérigaud

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