Premier vol d'essai à Toulouse pour le nouvel A330-800 d'Airbus

Le premier Airbus A330-800, nouveau long-courrier de moyenne capacité de la famille Airbus, a décollé mardi 6 novembre des pistes de Toulouse-Blagnac (Haute-Garonne), pour un premier vol d'essai. La campagne de tests en vol se poursuivra pendant un peu moins d'un an, pour une mise en service attendue pour le début de l'année 2020.

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Premier vol d'essai à Toulouse pour le nouvel A330-800 d'Airbus
La version courte de l'A330neo, l'A300-800, affiche huit commandes fermes de Kuwait Airways, et deux commandes, qui restent à confirmer, d'Uganda Airlines.

Nouvelle satisfaction pour l'avionneur européen Airbus. Son dernier-né, l'A330-800, la seconde des deux versions de l'A330neo, avec l'A330-900, a réussi mardi 6 novembre, son premier décollage, à partir des pistes de Toulouse-Blagnac (Haute-Garonne). Un vol d'environ 4 heures, qui ouvre une phase de tests qui s'échelonnera sur plusieurs mois, avant la certification de l'appareil, attendue pour fin 2019 et une mise en service commerciale annoncée pour 2020.

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Une version raccourcie de l'A330-900

Au total, la campagne d'essais prévue sur cet appareil, le MSN 1888, ne devrait nécessiter qu'à peine 300 heures de vol. Le nouvel A330-800 doit bénéficier des onze mois d'essais en vol déjà réalisés sur son grand frère, l'A330-900, qui ont abouti, le 26 septembre

dernier, à sa certification. Ce premier appareil de la famille A330neo a permis de valider les moteurs, les systèmes, la cabine et les opérations en vol et au sol communs à l'ensemble de la famille A330neo.

"L'A330-800 est à 99% similaire à l'A330-900. Le 1% différenciant tient essentiellement à un fuselage raccourci de 5 mètres, pour une capacité standard de 257 passagers, par rapport à la version 330-900 conçue pour une capacité standard de 287 passagers", précise François Kubica, ingénieur en chef du programme A330neo. Il faut donc valider les capacités aérodynamiques et les qualités de vol dans cette nouvelle configuration de fuselage. "Si la nouvelle campagne d'essais sera sensiblement allégée pour l'A330-800, son processus de certification n'en est pas pour autant plus court", tempère Jean-Philippe Cottet, responsable des tests en vol.

Une réduction de la consommation de carburant

Lancé en juillet 2014, le programme A330neo, version modernisée de l'A330, souhaite capitaliser sur le succès commercial de la famille A330 (1 385 avions en exploitation auprès de 124 opérateurs dans le monde), tout en affichant de nouvelles performances techniques et environnementales susceptibles de séduire les compagnies aériennes. Les deux déclinaisons de ce nouveau programme (A330-900 et A330-800) bénéficient notamment des avancées technologiques qui ont déjà fait leurs preuves avec l'A350, en matière de réduction des coûts d'exploitation.

En plus d'être équipés de moteurs Trent 7000 de Rolls-Royce de dernière génération, les A330neo utilisent un nouveau concept de voilure de plus grande envergure (64 mètres), dotée de sharklets (dispositifs d'extrémité de voilure) en matériaux composites. A l'arrivée : une réduction de la consommation de carburant de l'ordre de 14% par siège. L'avionneur met aussi en avant le confort amélioré pour les passagers grâce à la nouvelle cabine "Airspace by Airbus", dotée d'une qualité sonore perfectionnée ("un niveau sonore inférieur de 3 décibels par rapport au 787", dixit le service marketing d'Airbus), d’un éclairage d’ambiance plus sophistiqué, de nouveaux systèmes de divertissement en vol et de coffres à bagages plus grands.

Reste à convaincre les clients. Alors que la livraison du premier A300-900 est annoncée comme imminente (la date reste à préciser) à la compagnie portugaise TAP Air Portugal, le programme A330neo totalise à ce jour 224 commandes fermes auprès de 14 clients, dont 216 commandes fermes pour l'A300-900. La version courte de l'A330neo, l'A300-800, n'affiche quant à elle que huit commandes fermes de Kuwait Airways, et deux commandes, qui restent à confirmer, d'Uganda Airlines.

Pas suffisant dans l'immédiat pour réviser le niveau des cadences de l'usine Clément Ader, à Colomiers, dans l'agglomération toulousaine où sont assemblés tous les appareils de la famille A330 (toutes générations confondues). En avril 2018, à l'occasion de la publication de ses résultats trimestriels, l'avionneur avait en effet annoncé sa décision de réduire progressivement les cadences sur cette ligne en vue d'une cinquantaine de livraisons prévues pour 2019, contre 67 en 2017.

MARINA ANGEL

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