[Vidéo] Premier essai réussi pour Arktika, le brise-glace russe à propulsion nucléaire le plus puissant au monde

Symbole des ambitions russes en Arctique, le brise-glace Arktika est de retour après un voyage d’essai de deux jours. Doté d’une propulsion nucléaire, le navire a réalisé cette première sortie à l’aide d’un moteur diesel. Il doit servir au transport de gaz naturel liquéfié depuis l'Arctique vers l’Asie du Sud-est.

 

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[Vidéo] Premier essai réussi pour Arktika, le brise-glace russe à propulsion nucléaire le plus puissant au monde
Première sortie pour le brise-glace russe Arktika.

173 mètres de long pour 15 mètres de hauteur. Ce sont les dimensions XL du nouveau brise-glace russe qui doit asseoir les ambitions commerciales de Moscou en Arctique. Avec un tirant d’eau de 14 000 tonnes (l’eau que déplace le navire en avançant), Arktika est présenté comme le plus puissant navire de ce type au monde, capable de passer à travers 2,8 mètres de glace. Il a regagné le port de Saint-Pétersbourg après un voyage d’essai de deux jours samedi 14 décembre, avant de rejoindre les chantiers navals de la Baltique où il a été conçu.

Durant ces deux jours en mer, les ingénieurs russes ont testé les algorithmes de fonctionnement et la manœuvrabilité de l'Arktika. Doté d’une propulsion nucléaire, le navire a réalisé cette première sortie à l’aide d’un moteur diesel.

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Acheminer du gaz naturel liquéfié en Asie du Sud-est

L’Arktika a pour objectif de rendre la navigation possible toute l’année à travers le passage du Nord-est, ce couloir maritime qui relie l’océan Pacifique par l’Arctique. La Russie espère simplifier l’acheminement d’hydrocarbures – l’Arktika transportera du gaz naturel liquéfié – en Asie du Sud-est. Son premier voyage commercial est prévu pour mai 2020.

Présentée par Vladimir Poutine comme une priorité, l’expansion économique dans l’Arctique oppose les intérêts de cinq pays, dont les États-Unis. La Russie souhaite devenir la première puissance de la région, profitant du réchauffement climatique et de la fonte des glaces qui ouvrent de nouvelles routes commerciales dans le Grand Nord. Des nouveaux passages maritimes controversés en raison de leur impact sur la faune et la flore sauvage, déjà fortement affectées par les changements climatiques. Deux navires similaires sont en construction, "l’Oural" et le "Sibir".

2 Commentaires

[Vidéo] Premier essai réussi pour Arktika, le brise-glace russe à propulsion nucléaire le plus puissant au monde

PeeF
17/12/2019 08h:38

Hum...Hum..., tirant d'eau de 14000t, brise glace transportant du gaz ...

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Réaction(s)
B Girard
20/12/2020 20h:03

Bonjour Il me semble qu'un navire de 33 500 tonnes comme Artika doit déplacer un volume d'eau d'environ 33 00 m3 (et 33 500 tonnes), et pas de 14 000 tonnes comme écrit dans l'article ? D'ailleurs le tirant d'eau s'exprime généralement en mètres. Celui d'Artika est 15,20m. Qu'en pensez vous ?

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