Quotidien des Usines

PPE a peu de chances de trouver un repreneur

Publié le

Capital

Lancée en fanfare en 1998, l'usine Photo Print Electronic de Pulversheim (Haut-Rhin), qui fabrique des plaques de circuits imprimés multicouches pour le marché de la téléphonie mobile, risque de fermer définitivement ses portes le 5 mars prochain, faute de repreneurs.
Toute activité a déjà cessé sur le site placé en redressement judiciaire depuis le 22 janvier. Les 213 salariés devraient, sauf miracle, être pour la plupart licenciés.
La maison mère allemande, filiale du groupe suisse Endress + Hauser, spécialisé dans les instruments de contrôle des fluides, a investi 50 millions d'euros dans cette unité de 9 000 mètres carrés. Située dans le bassin potassique, zone de reconversion minière (Objectif 2 de l'Union européenne), elle avait pu bénéficier d'une large palette d'aides publiques, dont la prime à l'aménagement du territoire.
La deuxième unité, plusieurs fois annoncée, n'a jamais vu le jour. Pour PPE, qui fabrique à Schopfheim en Allemagne (Bade-Wurtemberg) des circuits imprimés en petites et moyennes séries pour une clientèle diversifiée, il s'agissait de se doter d'un outil apte à produire les gros volumes requis par la téléphonie mobile.
L'usine de Pulversheim, qui met en œuvre la technologie d'alésage laser "micro-via", dispose d'une capacité de production de 3 500 mètres carrés ou 100 000 circuits par semaine. " En novembre-décembre, nous en avons produit 300 000 sur un mois et demi ", explique Gérard Roussel, le directeur du site.
Les difficultés ont commencé début 2001 avec celles des fabricants de téléphones mobiles. PPE a pâti de la décision d'Ericsson, l'un de ses principal client, avec Siemens, de confier la fabrication de ses portables à Flextronics. La société de Singapour s'est tournée vers d'autres fournisseurs, en Chine.
L'entreprise allemande, qui a cumulé 54 millions d'euros de pertes au cours des quatre dernières années, équivalent à son chiffre d'affaires 2001, est elle-même en cessation de paiement depuis début janvier. Le site de Schopfheim, qui emploie 548 personnes, devrait néanmoins poursuivre ses activités, estiment les responsables du groupe. Gilbert REILHAC

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