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L'Usine Aéro

Pourquoi Thales n’est pas acheteur des activités de défense d’Airbus Group

Hassan Meddah , , ,

Publié le

Après avoir abandonné l’idée de racheter la filiale d’électronique de défense de l’avionneur, Thales ne candidate pas non plus au rachat des activités de radiomessageries mobiles professionnelles (SLC) d’Airbus Group. Risque de doublons, synergies limitées, autres chantiers prioritaires, volonté de renforcer son positionnement d’intégrateur de systèmes plutôt que fournisseur de produits…expliquent ce désintérêt.

Ne comptez pas sur Thales pour faire monter les enchères pour les derniers actifs de défense encore en vente chez Airbus Group. Le groupe d’électronique français n’est pas candidat au rachat de la division Secure Land Communications (SLC) de l’avionneur. Cette division détient le savoir-faire du groupe Airbus dans le domaine des radiocommunications mobiles professionnelles (PMR), en vue d’équiper les forces de l’ordre de réseaux de communications haut débit et sécurisés.

Thales avait déjà l’éponge pour le rachat des activités d’électronique de défense d’Airbus en décembre dernier qui ont finalement trouvé preneur auprès du fonds d’investissements américain KKR pour 1,1 milliard d’euros.

D'autres priorités technologiques

Ce désintérêt peut paraître surprenant de prime abord tant Thales apparaissait, selon les observateurs, comme un prédateur naturel pour ces activités. En acquérant les activités PMR de son principal concurrent, le groupe d’électronique tricolore aurait définitivement pu s’imposer comme le leader européen dans ce domaine. Outre des technologies complémentaires (Tetrapol, P25…), c’était l’opportunité de mettre la main sur une base de clients significative et internationale. La division SLC a déployé plus de 280 réseaux  dans plus de 74 pays. Elle couvre également aux États-Unis 60 % du marché des centres d’appel d’urgence (911).

Toutefois les inconvénients semblent l’avoir emporté sur les bénéfices d’une telle acquisition. Ainsi, un observateur des marchés de défense souligne que l’activité d’Airbus est essentiellement positionnée sur les technologies Tetra et Tetrapol vis-à-vis des polices et des gendarmeries, ce qui n’est pas le cœur de l’activité de Thales. Par ailleurs une telle opération ne renforcerait pas significativement le positionnement d’intégrateur de systèmes.

Conséquences sociales

Un tel rapprochement aurait également entraîné des conséquences lourdes sur le plan social. Les équipes de Thales basées à Gennevilliers (Hauts-de-Seine) et les 400 experts PMR d’Airbus basés à Elancourt (Yvelines), développent des technologies et de produits similaires. Les deux entreprises sont notamment engagées dans le même mouvement de migration de leur offre PMR vers le haut débit.

Enfin, Thales a d’autres priorités technologiques comme la cybersécurité. En octobre dernier, le groupe avait acquis pour plus de 350 millions d'euros la société californienne Vormetric, pour se renforcer son expertise dans le domaine de la sécurité des données sensibles.

Hassan Meddah

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3 commentaires

Nom profil

31/05/2016 - 14h20 -

J'ai une pensée pour les salariés français et finlandais de l'entité PMR d'Airbus a qui on à dit en Octobre 2014 qu'ils étaient à vendre. Ils doivent trouver le temps bien long désormais ... Belle gestion humaine de la chose.
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31/03/2016 - 16h42 -

Resterait donc en lice Nokia (les boites vides son prêtes dans la nouvelle org) qui se renforce déjà côté civil après le rachat d'Alcatel-Lucent?

A moins que Enders ne décide au final de renoncer à vendre une activité qui marge plus que la vente d'avions civil, lui qui disait il n'y a pas si longtemps ne pas vouloir conserver les activités margeant trop peu pour lui à moins de 10% d'EBIT (avion: ~3%! Chiche d’éjecter cela?).

Pas de concurrence au rachat = Sacrifices à faire côté prix de vente combiné à des budgets sécurité en hausse partout en Europe et dans ce monde troublé: Ce qui paraissait déjà peu opportun à l'annonce l'est encore moins à l'heure actuelle...
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30/03/2016 - 11h37 -

Bonjour,

Les terminaux mobiles de demain ne dépendent plus de technologies existantes (Tetrapol, P25…) mais d'avoir une intelligence embarquée pour aider à une mobilité synchronisée et coordonnée...
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