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Pourquoi Softbank achète à Google ses deux pépites de la robotique, Boston Dynamics et Schaft

 Marion Garreau , , ,

Publié le

Alphabet, la maison-mère de Google, vend ses deux pépites de la robotique, Boston Dynamics et Schaft, au japonais Softbank. L'opérateur de téléphonie mobile renforce ainsi son activité robotique après avoir mis la main en 2012 sur le français Aldebaran Robotics.

Pourquoi Softbank achète à Google ses deux pépites de la robotique, Boston Dynamics et Schaft © Capture d'écran YouTube

La vente n’est pas une surprise, l’acquéreur davantage. Alors que Toyota a longtemps été pressentie pour s’emparer de Boston Dynamics, c’est finalement l'opérateur de téléphonie mobile japonais SoftBank qui rachète cette société de robotique à Alphabet, la maison-mère de Google, selon un communiqué daté du vendredi 9 juin. Le montant et le calendrier de la transaction n’ont pas été révélés. Cette vente contient également la cession de Schaft, une start-up japonaise de recherche en robotique détenue par Google et qui a remporté le concours robotique de la Darpa en 2013. Une double vente qui signe le désengagement de Google dans la robotique.

A l’inverse, le japonais SoftBank confirme avec ces acquisitions ses ambitions dans la robotique. Il était entré en 2012 au capital de la pépite française Aldebaran Robotics, avec laquelle il a depuis développé le robot de service Pepper. "Boston Dynamics ne rapportait pas d’argent à Google mais la société est très en avance technologiquement, à la pointe en termes de mobilité sur les terrains à obstacles, analyse pour l’Usine Nouvelle Catherine Simon, spécialiste de la robotique et présidente du salon Innorobo. En la rachetant, Masayoshi Son montre qu’il a une stratégie d’investissements et une vision de long terme." Cette vision, le PDG de SoftBank la laisse deviner dans un communiqué où il déclare : "Aujourd'hui, il y a plein de problèmes que nous ne pouvons pas résoudre par nous-même, avec les seules capacités humaines. La robotique intelligente va devenir un instrument clé de la 'révolution de l'information'."

"Des acteurs leaders dans une technologie de pointe"

Cela fait plus d’un an que Google cherche à revendre Boston Dynamics, qu’elle avait achetée à prix d'or (500 millions de dollars) en 2013. Cette société, née en 1992 au sein du réputé Massachusetts Institute of Technology (MIT), s'est fait connaître il y a dix ans avec BigDog, un robot à l'allure de chien sans tête capable de se déplacer sur tous les terrains complexes, en transportant de lourdes charges. Depuis, elle faisait régulièrement parler d’elle en publiant des vidéos très impressionnantes de ses exploits, comme Cheetah, le quadrupède le plus rapide du monde, ou son dernier-né Handle, un robot multitâches capable de se dresser sur ses deux roues et de rouler, sauter et porter de lourdes charges. Mais la pépite ne tenait pas ses promesses en termes de rentabilité économique. En 2016, l'armée américaine avait finalement renoncé aux BigDog, révélés trop bruyants lors des tests réalisés par les Marines. Pour les autres robots, jamais aucun prix de vente n'a été publié ni aucun contrat annoncé.

Les robots bipèdes de Boston Dynamics sont bien éloignés des robots compagnons d’Aldebaran. Pour autant, Catherine Simon voit bien une cohérence dans les acquisitions du japonais. "SotfBank ne s’offre pas de petites start-up inconnues mais des acteurs leaders dans une technologie de pointe", explique-t-elle, rappelant que SoftBank a également déboursé 31 milliards de dollars l’an dernier pour racheter le spécialiste britannique des semi-conducteurs ARM, un moyen pour lui de mettre un pied dans l’internet des objets. "Comme SotfBank, de plus en plus de grands groupes s’intéressent à la robotique car ils ont les moyens financiers d’investir massivement en R&D et en ressources humaines qualifiées, et de pouvoir attendre avant d’avoir des retombées", fait valoir Catherine Simon, qui cite en exemple Total et son challenge Argos ou les investissements de Colas, la filiale de travaux publics du groupe Bouygues, dans la start-up auxerroise RB3D. La spécialiste de la robotique ne serait pas surprise de voir les acquisitions de SoftBank continuer dans le secteur. Le mois dernier, Softbank Vision, le fonds d'investissement créé par le japonais en partenariat avec l’Arabie Saoudite, a annoncé avoir levé près de cent milliards de dollars pour réaliser des investissements de long terme dans les hautes technologies.

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