Pourquoi Sika veut s'emparer du chimiste français Parex

Le groupe chimique suisse veut racheter son concurrent français Parex. Ce dernier appartient pour l’instant au fonds CVC Capital Partners, et dispose notamment en France de 650 salariés et six usines.

 

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Pourquoi Sika veut s'emparer du chimiste français Parex
Sika vient de faire une offre solide pour racheter Parex.

Il n’a pas réalisé d’opérations d’ampleur ces dernières années mais il veut désormais croquer Parex. Le groupe chimique suisse Sika a fait une offre à hauteur de 2,2 milliards d’euros sur son concurrent français. L’offre a été présentée à CVC Capital Partners, auquel Parex appartient pour le moment.

Racheter son concurrent français

Le groupe Sika produit des matériaux de construction. Il est se concentre sur plusieurs spécialités chimiques comme le collage,

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l’étanchéité, l’insonorisation ou encore la protection d’ossatures. Parex est son concurrent direct. Il émane, à l’origine, de l’activité mortier du groupe Lafarge. Il appartenait à Materis avant d’être racheté par CVC. Basé à Issy-les-Moulineaux, en Ile-de-France, Parex est présent dans 23 pays et compte 4 400 salariés. Il produit aujourd’hui des enduits de façade (notamment sous la marque commerciale Parexlanko) et fait tourner 74 usines dans le monde. Ses ventes s’élèvent à 1,2 milliards de francs suisses.

Il dispose dans l'Hexagone de 650 collaborateurs, six sites de production, deux plateformes logistiques, un centre de R&D et un centre de formation, les autres centres de recherches de Parex étant situés aux Etats-Unis, en Espagne, en Chine.

Finis les démêlés avec Saint-Gobain

Une proie alléchante pour Sika, donc, qui sort d’un long bras de fer avec Saint-Gobain. Le géant français de la production et de la transformation de matériaux voulait prendre le contrôle du chimiste suisse. Une bataille qui s’est terminée fin mai 2018, quand Saint-Gobain a accepté devenir actionnaire à 10,75% et non à en prendre les rênes.

"Nous allons être plus dynamiques et accorder une priorité plus élevée aux acquisitions. Nous voulons être un consolidateur de notre secteur", a déclaré le président du conseil de surveillance de Sika dans un communiqué. Si les autorités règlementaires approuvent ce rachat, il devrait intervenir au deuxième ou au troisième trimestre de 2019.

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