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L'Usine Aéro

Pourquoi Safran ouvre une nouvelle usine en Inde

Olivier James , , , ,

Publié le

Safran va produire dès 2020 des pièces pour son moteur Leap. Le groupe diversifie ses sources d’approvisionnement et répond aux nécessaires offset dans le cadre de le vente de 36 Rafale.

Pourquoi Safran ouvre une nouvelle usine en Inde © Cyril Abad / CAPA Pictures / Safran

Le cap sur l’Inde est plus que jamais maintenu pour Safran. Après l’usine de câblages électriques annoncée en mars dernier pour le Rafale, le groupe renforce encore ses ambitions industrielles en Inde : le groupe a fait connaître mardi 19 février sa volonté de construire une nouvelle usine à Hyderabad, destinée cette fois à la production de pièces de turbines pour le moteur Leap, construit à 50/50 avec General Electric au sein de CFM International. La construction débutera cette année et le site entrera en production dès 2020. Une annonce qui intervient à l'occasion du salon aéronautique Aero India, à Bangalore, dans le sud de l'Inde.

Montant de l’investissement pour cette usine de 13 000 m², dont 8 000 m² d’ateliers : 36 millions d’euros, avec le soutien de la région de Telangana. Le site emploiera une cinquantaine de personnes d’ici la fin de l’année, puis 300 à terme.  C’est un véritable complexe industriel que Safran est en train de former à Hyderabad, près de l’aéroport de la ville, où se trouve déjà un centre de formation de CFM pour les opérations de maintenance depuis 2010 et où sera achevé mi-2019 l’usine de 4 000 m² de harnais et de systèmes d’interconnexions annoncée l’an dernier.

600 employés en Inde

Cette usine se justifie d’abord en raison de la forte hausse des cadences de production du Leap, ce moteur star lancé en 2016, adoubé par Airbus et Boeing pour les versions remotorisées de leurs monocouloirs, à savoir un peu plus de la moitié des Airbus A320neo et tous les Boeing 737 MAX. Ce système propulsif équipe déjà 700 appareils. A pleine cadence, dès 2023, le site indien pourra livrer plus de 15 000 pièces par an et renforcer encore la chaîne d’approvisionnement internationale qui doit assurer la livraison de 1 800 moteurs Leap cette année, puis 2 000 par an d’ici 2020. "L’an dernier, nous avons sécurisé chaque pièce en double source, nous devons maintenant sur certaines pièces critiques avoir trois voire quatre fournisseurs", explique-t-on chez Safran.

Surtout, cet investissement s’inscrit dans le cadre des compensations industrielles, les fameux offset, établies dans le contrat des 36 Rafale de Dassault Aviation achetés par l’Inde en 2016, confirme un porte-parole. Safran est effectivement le motoriste de l’avion de chasse, avec son moteur M88. Une opération qui permet dans le même temps à Safran  de s’affirmer encore davantage en Inde, où l’industriel est présent depuis 65 ans : Safran emploie 600 personnes, réparties dans sept de ses sociétés.

Une présence industrielle qui n’est pas étrangère non plus à la volonté de séduire les compagnies aériennes locales, telles que SpiceJet, Indigo, Vistara, AirIndia, JetAirways ou bien encore GoAir qui ont toutes passé commandes chez CFM International. En Inde, plus de 500 CFM 56, le prédécesseur du Leap, sont en service auprès de 11 opérateurs. Quant au Leap, il équipe déjà plus d’une cinquantaine d’avions. Alors que le trafic passagers devrait passer de 158 à 520 millions de personnes par an dans les vingt prochaines années, l’Inde se pose en marché mondial de premier ordre. Et Safran compte bien être de la partie.

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