Pourquoi les industriels vont aux J.O.Une enquête en deux volets. Cette semaine : la high-tech au service du spectacle.La semaine prochaine : les technologies des records.

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Pourquoi les industriels vont aux J.O.

Une enquête en deux volets. Cette semaine : la high-tech au service du spectacle.

La semaine prochaine : les technologies des records.



Pourquoi participer aux Jeux olympiques quand on est un industriel ? Pour l'image, évidemment ! Et pour la pub Mais, attention, selon que vous aurez en charge l'infrastructure informatique de l'événement ou que vous profiterez de l'occasion pour lancer des chaussures de sport révolutionnaires, les enjeux seront fondalement différents ! Pour les premiers - les IBM, AT&T, Xerox ou Motorola, qui font l'objet du dossier de cette semaine - , aucune erreur n'est permise. Le bon fonctionnement des Jeux dépend de leurs ordinateurs, de leurs réseaux et de leurs téléphones. Aussi, même s'ils se livrent à une débauche de technologies, n'attendez pas d'eux qu'ils profitent de l'occasion pour se livrer à des expérimentations en vraie grandeur. IBM, par exemple, a beau être l'un des plus fervents promoteurs de la technologie ATM pour les réseaux, on ne verra pas l'ombre d'une cellule ATM à Atlanta. Le mot d'ordre est " fiabilité ", qui rime avec " technologie éprouvée ". Pour les seconds - les Nike, Reebok ou Adidas, auxquels nous réserverons le dossier de la semaine prochaine -, les Jeux sont l'occasion d'une vraie course à l'innovation. Plus risquée, sans doute, mais ô combien rentable en cas de succès ! Les motivations diffèrent. Mais tous comptent sur les retombées des Jeux pour prouver leur savoir-faire. " Le "tout-IBM" peut faire des miracles ", clamera ainsi Big Blue à la face du monde. " Achetez la chaussure des champions ", conseillera Nike aux sportifs du dimanche. Faire passer de tels messages vaut bien les dizaines de millions de dollars investis dans l'affaire.



LA HIGH-TECH AU SERVICE DU SPECTACLE

"Si les Jeux se sont bien déroulés, c'est un peu grâce à nous. " C'est ce message que souhaitent faire passer les grands sponsors des XXIIIes Jeux olympiques. Le message coûtera environ 45 millions de dollars à IBM, qui fournit toute l'infrastructure informatique d'Atlanta. Il coûtera environ une vingtaine de millions de dollars (le chiffre précis n'est pas communiqué) aux autres grands partenaires industriels : AT&T, qui gère l'infrastructure de télécommunications, Xerox, qui s'occupe de toute l'édition papier, Motorola, responsable des télécommunications sans fil, NBC, la chaîne de télévision officielle, ou encore le " petit " Sensormatic, qui a la charge de la sécurité. De fait, ce message n'est pas mensonger. Atlanta 96 sera probablement la plus grande opération du siècle... en temps de paix. Pour que fonctionnent ces Jeux, il aura fallu monter à partir de rien une entreprise de taille et de complexité comparables à celles d'une grande compagnie. L'Acog (Atlanta Committee for the Olympic Games) aura vécu un peu plus de cinq ans, avec un budget de 1,6 milliard de dollars et, désormais, près de 2 000 employés. Ainsi, comme toute entreprise qui se respecte, les Jeux sont plus que jamais tributaires des technologies de l'information. Ce n'est pas pour rien qu'IBM déploie pour l'occasion quatre mainframes, 80 mini-ordinateurs AS/400, plus de 7 000 PC et quelque 300 réseaux locaux ! Un autre exemple ? Prenez la météo. Là, ce sont les supercalculateurs qui permettront d'atteindre une précision sans précédent. La résolution des prévisions devrait atteindre 2 kilomètres carrés. Tout cela au service de l'exploit. Et du spectacle. Et c'est encore avec la haute technologie que NBC en fournira les images au monde entier.

USINE NOUVELLE N°2555

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