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L'Usine Santé

Pourquoi le rachat de Celgene par BMS devrait faire date pour l'industrie de la santé

Coralie Lemke ,

Publié le

Analyse Le rachat de la biotech Celgene par la big pharma américaine Bristol-Myers Squibb marque un tournant pour ce pionnier de l'immunothérapie. Et scelle sa place de géant sur le marché de l'oncologie.

Pourquoi le rachat de Celgene par BMS devrait faire date pour l'industrie de la santé
Déjà pionnier dans le secteur de l'imunothérapie, BMS devrait s'imposer toujours plus sur le marché des traitements contre le cancer.
© crédit photo

L’année commence fort dans les fusions de l’industrie pharmaceutique. Avec le rachat de Celgene, scellé à 74 milliards de dollars (soit près de 65 milliards d’euros), Bristol-Myers Squibb signe le plus gros contrat dans le secteur des biotechs de ces derniers mois. Un géant des traitements contre le cancer devrait naître dans les prochains mois.

Une méga-fusion historique

L’année passée, de nombreuses autres fusions ont rythmé le secteur de la santé, même si leur montant s’est avéré moins impressionnant. 2018 commençait fort avec Sanofi, qui s’était offert le spécialiste de l’hémophilie Bioverativ en janvier, pour 11,6

milliards d’euros. Et le premier laboratoire pharmaceutique ne s’était pas arrêté là, puisque quelques jours plus tard, il déboursait 3,9 milliards d’euros pour racheter Ablynx, une société belge qui travaille sur les nanocorps.

Après quelques mois de calme, Novartis s’est emparé d’AveXis, une biotech de traitements contre les maladies génétiques rares. Le géant suisse avait alors mis 8,7 milliards de dollars sur la table. Puis, Celgene s’était elle-même offert Juno Thérapeutics, une des références du traitement des leucémies, pour la somme de 9 milliards de dollars.  

Même le rachat de l’irlandais Shire, en pointe dans les maladies rares, par le japonais Takeda, conclu à 51,5 milliards d’euros le mois dernier, n’atteignait pas la somme astronomique déboursée par BMS.

S'imposer sur le marché des traitements contre le cancer

Bristol-Myers Squibb s’imposait déjà comme l’un des acteurs incontournables de l’oncologie, avec ses deux médicaments blockbusters d'immunothérapie Opdivo et Yervoy, des traitements qui ciblent respectivement les mélanomes et le cancer du poumon. Face à lui, Merck, son principal concurrent dans ce secteur, avec son médicament équivalent, le Keytruda.

Mais BMS a maintenant l’étoffe pour devenir un véritable poids lourd dans le domaine du cancer. D'autant que Sanofi avait également été évoqué pour s'emparer de Celgene et de son Revlimid, un immunosuppresseur utilisé dans les cas de myélome. Ce produit représente d'ailleurs, à lui seul, 60% du chiffre d'affaires de Celgene.

Sans oublier Juno Therapeutics, qui avait été racheté par Celgene et qui se retrouve désormais aussi dans le portefeuille de BMS. Ce dernier avance dans le domaine des CAR T, un nouveau type de thérapies cellulaires, dont aucune n'a pour le moment été mise sur le marché. Un secteur certes prometteur mais risqué.

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