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Pourquoi le luxe français se porte si bien

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Année historique pour Hermès, exceptionnelle pour LVMH, remarquable pour Kering… En 2018, les trois groupes français ont battu tous leurs records.  

Pourquoi le luxe français se porte si bien © LVMH

Après LVMH à la fin du mois de janvier et Hermès la semaine passée, c’était au tour de Kering, ce mardi 12 février, de publier ses résultats annuels. Et comme pour ses confrères du CAC 40, les ventes du groupe, propriété de Pinault ont battu des records.

Succès des maisons multimarques

Point commun entre LVMH, le numéro 1 mondial du luxe et Kering, le numéro 2, la stratégie multimarques semble être la clef du succès des géants du luxe. Cette stratégie "présente l’avantage d’être très souple et adaptée à des marchés concurrentiels, matures et segmentés, dans lesquels cela représente la seule possibilité de conquête de parts de marché" explique t on à l’IAE de Paris. Et les résultats sont là. Le 29 janvier, LVMH annoncé une augmentation de ses ventes de 10 % en 2018, à 46,8 milliards d’euros faisant bondir son bénéfice net de 18 %. Du côté de Kering, les chiffres sont encore plus impressionnants puisque la maison de François-Henri Pinault est en progression de 29,4% sur l’ensemble des zones et a généré 2,8 milliards d’euros de chiffre d’affaires additionnel et 1,3 milliard d’euros de résultat opérationnel courant supplémentaire par rapport à 2017. Des résultats boostés par la locomotive Gucci qui après une croissance de 45% en 2017 affiche une progression de 37% en 2018. Ces performances permettent au numéro 2 mondial du luxe de se targuer de la meilleure progression du secteur l’an passé.

Mais les multimarques ne sont pas les seules à afficher des résultats record. Hermès, maison qui commercialise uniquement la marque éponyme, s’est également targuée d’une croissance à deux chiffres tirés par les bons résultats de sa maroquinerie. Preuve de la bonne santé de la maison française, le groupe est entré dans le CAC 40 en juin dernier. 

Bonne résistance sur les marchés asiatiques

L’ensemble des groupes français ont pu compter sur un marché chinois résilient. Malgré les menaces de guerre commerciale entre la Chine et les Etats Unis, les trois géants du luxe ont affiché une croissance à deux chiffres sur les marchés asiatiques.  "Les ventes sont restées extrêmement dynamiques auprès de la clientèle chinoise au quatrième trimestre, il n'y a pas eu de ralentissement", a détaillé Jean-Marc Duplaix, directeur financier de Kering, à la presse. Pour rappel, selon une étude du Boston Consulting Group parue en septembre 2018, d'ici à 2024, les consommateurs chinois représenteront 40% des clients du luxe et leur contribution à la croissance de ce marché est estimée à 70% pour les cinq prochaines années.

La menace du fisc italien pèse sur Kering

Des ombres ternissent toutefois le tableau au premier rang desquels la menace fiscale qui pèse sur Kering. Le groupe de François Henry Pinault est en effet soupçonné d’avoir échappé à 1,4 milliard d’euros d’impôt dans le pays. Des accusations que le groupe nie : "On réfute les fondements qui justifient ces montants et les montants eux-mêmes. On va travailler de façon très transparente avec l'administration fiscale (italienne) pour faire valoir nos droits, nos arguments et expliquer les choses. On devrait pouvoir clôturer ce dossier, j'espère avant la fin de l'année" a expliqué François-Henri Pinault à des journalistes à l'issue de la présentation des comptes annuels. Les négociations entre l'autorité fiscale italienne et le numéro 2 du luxe pourraient prendre plusieurs mois. 

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