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L'Usine Aéro

Pourquoi le H160 d'Airbus Helicopters a séduit l'armée française

Pierre Monnier , , ,

Publié le

Le 3 mars, le ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian a désigné le H160, conçu par Airbus Helicopters, comme base du futur hélicoptère interarmées léger (HIL). Attendu pour 2024, ce nouvel engin devra remplacer "de 160 à 190" appareils utilisés actuellement. Avec ce choix, la France veut mettre un terme aux soucis de disponibilité des hélicoptères.

Pourquoi le H160 d'Airbus Helicopters a séduit l'armée française
Le H160 a été choisi comme base au futur hélicoptère interarmées léger des forces françaises.
© Lorette Fabre

Deux ans jour pour jour après sa présentation au salon HAI Heli-Expo dOrlando aux Etats-Unis, le H160 a été choisi comme base pour le futur hélicoptère des forces armées françaises. Cette décision a été officialisée le 3 mars 2017 par Jean-Yves Le Drian, le ministre de la Défense, lors de sa visite de l'usine Airbus Helicopters de Marignane (Bouches-du-Rhône). "J'ai décidé, lors du dernier comité ministériel d'investissement, de faire du H160 la base du futur hélicoptère léger interarmées, le HIL", a tweeté le ministre.


Le choix de la disponibilité

Pour les forces françaises, le HIL devrait à terme remplacer les Alouette III, le Dauphin SP, le Fennec, mais aussi le Panther et le Gazelle. Mais Airbus Helicopters ne changera pas son catalogue pour autant. "Ce n'est pas parce que les armées ont choisi de remplacer plusieurs modèles par un seul qu'ils seront supprimés de notre gamme de produit", explique un porte-parole de l'hélicoptériste. D'autant plus que l'annonce du ministre de la Défense n'était en rien une commande. D'un point de vue industriel, "il s'agit seulement du lancement de la version militaire de notre dernier-né, le H160". D'ailleurs, Jean-Yves Le Drian n'a pas pris commande lors de sa visite du site de Marignane. "Les 160 à 190 hélicoptères évoqués correspondent à la cible des appareils à remplacer."

Ce n'est pas un hasard si l'armée s'est tournée vers le H160 d'Airbus Helicopters. Avec 68 nouvelles technologies brevetées, l'appareil se présente comme un hélicoptère de nouvelle génération. Mais ce qui a pu faire pencher le ministère de la Défense, c'est l'enjeu de la disponibilité. Posséder des engins dernier cri ne sert à rien lorsqu'ils sont cloués au sol. Le H160 a été pensé pour permettre une maintenance facile. "C'est la première fois qu'une telle attention a été portée sur ce point, avec l'utilisation d'outils digitaux pour réaliser des maintenances prédictives", insiste un porte-parole. La version militaire bénéficiera donc de cette innovation qui permettrait de revoir à la hausse la disponibilité des appareils.

Des risques de retard limités

Lors de cette annonce, le ministre de la Défense a mis en avant une livraison plus proche que prévu. Attendu à l'origine en 2028, les premiers HIL devraient être remis en 2024. Airbus Helicopters ne dispose donc plus de 11 ans, mais de 7 pour mener la militarisation du H160. Mais le risque de retard lié au développement, comme Airbus Defence & Space a subi avec son A400M, n'inquiète pas l'hélicoptériste. "Cette gamme existe pour le civil, précise un porte-parole. Nous pourrons donc nous appuyer sur un développement déjà conséquent." Lors de la mise en service de la version militaire, le H160 aura déjà "des centaines et des centaines d'heures de vol" à son actif. Les problèmes inhérents à la sortie d'un nouvel appareil auront été détectés et résolus.

Comme le H160, l'hélicoptère interarmées léger sera construit selon la nouvelle organisation industrielle d'Airbus Helicopters. Grâce à une spécialisation des sites de production, l'assemblage d'un H160 prendra seulement 18 semaines contre 50 pour le Dauphin, son prédécesseur. Le fuselage sera réalisé en Allemagne, la poutre de queue (partie arrière de l'hélicoptère) en Espagne, les pâles à Paris et les éléments dynamique (rotor) et l'avionique à Marignane. Tous ces éléments seront acheminés à Marignane pour être assemblés sur une toute nouvelle ligne d'assemblage, équipée de tablettes et de robots. Mais si du côté d'Airbus Helicopters tout semble près, il ne manque plus qu'une chose au HIL : une commande ferme du gouvernement français.

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