Pourquoi le biogaz n’est pas une priorité pour Engie en 2018

Si l’hydrogène vert et la mobilité décarbonée font bien partie des priorités d’Engie pour 2018, le gaz renouvelable reste sous le radar.

Partager

TESTEZ GRATUITEMENT L'ABONNEMENT À L'USINE NOUVELLE

15 jours gratuits et sans engagement

Pourquoi le biogaz n’est pas une priorité pour Engie en 2018
Pour Isabelle Kocher, directrice générale d'Engie, les priorités technologiques pour 2018 vont à l'hydrogène vert, la mobilité décarbonée et la production d'électricité solaire.

Période des vœux oblige, Isabelle Kocher, la directrice générale d’Engie a dressé un bilan pour 2017 et dévoilé à la presse ses objectifs pour l’année 2018. En 2017, le groupe a poursuivi son repositionnement vers une énergie décentralisée, décarbonée et digitalisée. Son plan de cession pour 15 milliards d’euros d’activités qui sortent de ce positionnement, - comme les centrales à charbon -, a été rempli à 90 %. Le plan parallèle d’investissements de 15 milliards d’euros dans les trois métiers correspondants au nouveau positionnement a aussi été mené à hauteur de 90 %.

Concrètement, ces investissements auront permis à Engie d’installer dans le monde 6 GW d’énergies renouvelables et de lancer la construction de 6 GW supplémentaires. Engie a beaucoup investi dans le développement des infrastructures de transport de gaz et d’électricité à l’international, notamment au Chili, et il vient de s’engager sur un gros projet au Brésil. Enfin, dans les services décentralisés (chaud, froid, efficacité énergétique), Engie a augmenté ses effectifs de 12 000 collaborateurs en deux ans. "Cette bonne dynamique a été rendue possible par un choix managérial très clair, celui de donner le maximum de marge de manœuvre à nos équipes", se félicite Isabelle Kocher.

VOS INDICES

source

logo indice & contations

Le contenu des indices est réservé aux abonnés à L’Usine Nouvelle

Je me connecte Je m'abonne

Priorité à l'hydrogène vert

En 2018, Engie veut continuer sur sa lancée, notamment en multipliant les partenariats industriels sur le terrain. Le groupe s’est aussi fixé trois priorités technologiques. La première concerne l’hydrogène vert comme carburant de la mobilité électrique. Il est encore deux fois plus cher à produire que l’hydrogène obtenu par vapocraquage d’hydrocarbure. Engie veut réduire cet écart.

La deuxième priorité d’Engie pour 2018 concerne la mobilité. "Engie travaille de manière systématique sur ces problématiques et la bascule du transport vers la réduction des émissions de CO2 et de particules, en accompagnant les solutions alternatives", explique Isabelle Kocher.

La troisième priorité concerne la production d’électricité renouvelable sur des sites déconnectés des grands réseaux, ou '"off grid". "On a démarré un partenariat pour développer à grande échelle des « solar bond system » (système complet de production d’électricité solaire) avec l’entrée au capital de Fenix, explique la dirigeante d’Engie. 140 000 sont déjà installés en Afrique de l’Est. Et on lance un plan à très grande échelle de desserte d’électricité en Afrique de l’est, puis de l’ouest."

Le biogaz encore trop cher à produire

En revanche, pour la production de gaz renouvelable, il faudra attendre plus tard pour voir des investissements massifs. Pourtant, pas plus tard que début décembre 2017, Engie présentait le biogaz comme un axe majeur de développement. Il reprenait même à son compte une étude prospective de la filière gaz qui annonce la possibilité pour la France de devenir autonome en gaz renouvelable d’ici à 2050 avec un palier à 30 % d’ici à 2030. "Le biogaz est encore sous le radar, explique Isabelle Kocher. Et la production de biogaz est quatre fois plus chère que celle du gaz naturel. Il y a un gros effort à faire. Et on est déterminé." Des équipes d’Engie seraient néanmoins dédiées au développement de fermes biogaz. Engie travaillerait aussi sur une 2e génération de biogaz, dans une très grosse usine dans la région lyonnaise. Mais clairement, le développement industriel n’est pas pour tout de suite. Les investissements massifs, non plus.

Partager

NEWSLETTER Energie
Nos journalistes sélectionnent pour vous les articles essentiels de votre secteur.

Recevez directement leurs décryptages et analyses dans votre boîte mail:

Votre demande d’inscription a bien été prise en compte.

L'inscription aux newsletters vaut acceptation des Conditions Générales d'Utilisation. Lire la suite

Votre email est traité par notre titre de presse qui selon le titre appartient, à une des sociétés suivantes du : Groupe Moniteur Nanterre B 403 080 823, IPD Nanterre 490 727 633, Groupe Industrie Service Info (GISI) Nanterre 442 233 417. Cette société ou toutes sociétés du Groupe Infopro Digital pourront l'utiliser afin de vous proposer pour leur compte ou celui de leurs clients, des produits et/ou services utiles à vos activités professionnelles. Pour exercer vos droits, vous y opposer ou pour en savoir plus : Charte des données personnelles.

Fermer
LES ÉVÉNEMENTS L'USINE NOUVELLE

LES SERVICES DE L'USINE NOUVELLE

ARTICLES LES PLUS LUS