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L'Usine Agro

Pourquoi la taille de vos frites pourrait diminuer

Franck Stassi ,

Publié le

La production des cinq principaux pays européens producteurs de pommes de terre chuterait de 25% cette année. Les industriels réexaminent leurs cahiers des charges afin d’accepter des calibres de moindre diamètre.

Pourquoi la taille de vos frites pourrait diminuer
La taille des calibres fait actuellement l'objet de discussions dans la filière Pommes de terre.
© DR

Si la taille de vos frites rétrécit dans les prochaines semaines, cela ne sera pas, à la différence des bouteilles de Coca-Cola, nécessairement imputable aux industriels ou à votre restaurateur favori. Dans les cinq pays du North-western european potato growers (NEPG : Royaume-Uni, France, Allemagne, Belgique, Pays-Bas), le calibre des pommes de terre est attendu en baisse au terme de la campagne 2018. "Généralement, pour avoir de longues frites, on travaille des tubercules avec un diamètre de plus de 50 millimètres. On arrive alors à avoir des frites de 8 à 9 cm. Cette fois, comme les tubercules sont plus petits, les frites seront plus petites", a expliqué Pierre Lebrun, coordinateur de la filière wallonne de la pomme de terre, aux journaux du groupe belge Sudpresse.

En France, de nombreux cahiers des charges sont en cours de révision, depuis plusieurs semaines, pour envisager un passage, chez les industriels, de livraisons de pommes de terre d’au moins 40 mm de diamètre à des produits de 35 mm et plus. "Cela permet d’avoir plus de pommes de terre, car il y a un problème global de disponibilités", précise, en France, François-Xavier Broutin, chargé de mission pour l’Union nationale des producteurs de pommes de terre. Selon les campagnes, de 70% à 80% de la production à destination de l’industrie est contractualisée (contre environ 30% sur le segment du frais), ce qui permettra d’atténuer l’impact tarifaire de la baisse des volumes. Des producteurs ont déjà demandé, sur la zone NEPG, la reconnaissance d’un cas de force majeure.

La production en recul de 25%

Ces dernières semaines, les cultures de pommes de terre ont connu un coup de chaud. Sous l’effet du manque d’eau et de températures caniculaires, la production de pommes de terre de consommation des cinq pays du NEPG est estimée entre 23,5 et 24 millions de tonnes (Mt), contre 29,4 Mt l’an dernier. Il convient de remonter à l’année 2012 pour retrouver des chiffres aussi bas (22,5 Mt, avec une demande plus faible qu’aujourd’hui de 15% et des surfaces inférieures, mais de meilleurs rendements). Le rendement moyen est, quant à lui, estimé entre 40 et 41 tonnes par hectare en 2018, contre 50 tonnes par hectare l’an dernier.

Les producteurs expriment leur inquiétude quant à l’impact du phénomène de repousse observé sur certaines parcelles. En juillet, la croissance de la plante s’est interrompue, par endroits, en raison des fortes chaleurs. Certaines parcelles ont refleuri en août. Les tubercules qui se sont formés à partir des plants-mères planté en avril ou en mai ont été rejoints par d’autres tubercules, qui doivent pomper la matière sèche du premier tubercule pour pouvoir grossir. "En cas de faible teneur en matière sèche, il faut davantage de matière première pour fabriquer la même quantité de produit fini", précise François-Xavier Broutin.

Si les producteurs espèrent bénéficier d’un peu de pluie, ils redoutent néanmoins l’impact de conditions trop humides qui perturberaient la campagne d’arrachage.

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