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L'Usine Santé

Pourquoi la patrie de Louis Pasteur boude les vaccins

Gaëlle Fleitour

Publié le , mis à jour le 25/04/2016 À 09H40

Pionnière historique grâce à Louis Pasteur et numéro trois mondial avec Sanofi Pasteur, la France conserve pourtant un rapport compliqué avec ses vaccins. Après les politiques, les industriels tentent de restaurer cette confiance. Du 25 au 30 avril, à l'occasion de la semaine européenne de la vaccination,de nombreux acteurs et partenaires se mobilisent en France. 

La polémique ne date pas de la pétition du professeur Joyeux en mai dernier, qui s’attaquait au vaccin pédiatrique Infanrix. Mais elle prend un tournant dramatique avec la recrudescence de virus qui auraient pu appartenir au passé : coqueluche, rougeole, méningite, poliomyélite, variole...

Pourquoi cette défiance dans les vaccins en France, et comment la combattre ? Prenant le relais de la ministre de la Santé, Marisol Touraine, et même de François Hollande, les industriels tentent de trouver des solutions face à un enjeu économique qui risque bien de se transformer… en problème de santé publique.

Ce jeudi 10 décembre, le Syndicat de l’industrie pharmaceutique (Leem) présente sa plate-forme de recommandations pour conserver une « politique vaccinale dynamique ». Avec, selon lui, quatre défis à relever : la défiance du public, le degré d’adhésion de la population aux politiques vaccinales, la hausse de la demande et le maintien du leadership français face à la concurrence mondiale.

Car, on l’oublie souvent, la France dispose d’une expertise historique en la matière. Elle héberge le troisième acteur mondial, Sanofi Pasteur, en cours de réorganisation dans l’Hexagone, qui prévoit d’investir massivement pour se préparer à un doublement de ses ventes mondiales d’ici dix ans.

Et le nom de Louis Pasteur, père de la microbiologie moderne, est systématiquement associé à cette épopée scientifique. C’est lui qui a confirmé le principe génial de la vaccination : injecter un produit pharmaceutique, version non toxique d’un virus dont on craint l’infection, pour entraîner l’organisme à se défendre des intrus.

Faire preuve de transparence et de pédagogie

Grâce aux vaccins, dont l’efficacité serait généralement supérieure à 80% pour combattre des maladies infectieuses, des millions de vies ont été sauvées. Mais leurs effets secondaires inquiètent.

Et, en France les polémiques s’enchaînent depuis quinze ans. En ligne de mire : les vaccins contre l’hépatite B, la grippe H1N1 et le papillomavirus avec la mise en cause l’an dernier du Gardasil, accusé de provoquer des scléroses en plaques. Censé protéger les jeunes filles du cancer du col de l’utérus, ce vaccin a néanmoins fait l’objet en septembre dernier d’études aux conclusions rassurantes présentées par les autorités sanitaires.

Reste malgré tout à l’industrie pharmaceutique, longtemps accusée d’être opaque et peu diserte, de faire preuve de transparence et de pédagogie. En juin dernier, le Leem promettait d’aller à la rencontre des institutions et des médecins. S’engageant à "rassurer de manière responsable : le risque existe, nous l’assumons et les patients doivent le faire avec nous par le bon usage du médicament".

Les efforts doivent aussi porter sur le plan industriel, afin de répondre aux problèmes de pénurie et aux difficultés d’approvisionnement, encore trop nombreux.

L'industrie doit sans aucun doute faire aussi un effort du côté de la R&D. Peut-on se passer ou atténuer les effets de certains adjuvants ? A l'image de l’aluminium, sujet actuellement de polémique, ces substances contenues dans les vaccins pour en favoriser l’efficacité sont celles qui inquiètent le plus.

Gaëlle Fleitour

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1 commentaire

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14/12/2015 - 15h11 -

La langue française est géniale et permet de pondre des phrases à double sens qui, en l'occurrence n'engagent à rien ! "le risque existe, nous l’assumons et les patients doivent le faire avec nous par le bon usage du médicament". Le risque lié aux maladies infectieuse ou celui lié à l'usage des médicaments ( les vaccins) ? Si c'est le second, qu'est-ce que les labos "assument" ? Est-eux (les laboratoires) qui payent les frais et la prise en charge des effets indésirables ? Et si les patient doivent "aussi assumer ce risque par le bon usage des médicaments" (il est ici question des vaccins ! ) cela veut-il dire qu'il doivent accepter le risque, certainement évitable, de se voir injecter des adjuvants aluminiques toxiques au risque d'invalider le reste de leur vie ? Le moins que l'on puisse dire, à la lecture des affirmations du LEEM, c'est qu'ils sont loin, très loin, d'une remise en cause de leur fonctionnement habituel et que leur intervention relève plus d'un exercice de communication que d'un soucis de transparence. J'encourage ceux qui voudraient en savoir plus à se rendre sur ce site: Yvan, invalidé par un adjuvant aluminique
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