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L'Usine Aéro

Pourquoi la France reste le 4e vendeur mondial d’armes

Gaëlle Fleitour , , , ,

Publié le

L’industrie française de l’armement reste à la quatrième place mondiale en terme de ventes, selon le Sipri. Même s'il affiche le plus beau pourcentage de progression, porté par Dassault et Naval Group, l'Hexagone doit faire face à un nouveau concurrent : la Russie, qui s’octroie la deuxième place.

Pourquoi la France reste le 4e vendeur mondial d’armes
Le français Dassault a vu ses ventes d'armes atteindre 2,1 milliards de dollars en 2017, en grande partie grâce aux nouveaux contrats du Rafale.
© Dassault Aviation - A. Pecchi

Comme chaque année, le Sipri (Institut international de recherche pour la paix de Stockholm) publie son classement des principaux vendeurs d'armes et de services à caractère militaire à travers le monde, sur les marchés intérieurs comme à l’export, hors ventes de la Chine. Si les entreprises américaines dominent toujours le top 100, les Russes se hissent pour la première fois à la deuxième place, selon l'édition du 10 décembre 2018.

Lockheed Martin toujours numéro un mondial

Pour la troisième année consécutive, les ventes d’armes du « top 100 » ont encore cru : entre 2017 et 2016, elles ont ainsi progressé de 2,5% pour atteindre 398,2 milliards de dollars, et connaissent une augmentation de 44 % depuis 2002. Un gâteau dont les Etats-Unis, en progression de 2%, s’octroient 57% avec 42 entreprises, dont cinq figurent dans le top 10 des plus grands vendeurs mondiaux. Avec 44,9 milliards de dollars de ventes, Lockheed Martin creuse même l’écart devant l’avionneur Boeing. "Les entreprises américaines bénéficient directement de la demande actuelle en armes du Ministère américain de la Défense", souligne Aude Fleurant, directrice du programme Armes et Dépenses militaires du Sipri.

Nouveauté de cette édition, la Russie devient le deuxième plus grand producteur d'armes, s’octroyant 9,5% du total du TOP 100 avec des ventes en hausse de 8,5% l’an dernier, détrônant pour la première fois le Royaume-Uni depuis 2002. Une progression significative depuis 2011 en raison de l'augmentation des dépenses en achat d’armes par la Russie pour la modernisation de ses forces armées, selon le Sipri. Almaz, numéro un de la production d'armes en Russie, fait son entrée dans le top 10 : il a augmenté ses ventes de 17% en 2017, pour atteindre 8,6 milliards de dollars.

Le Royaume-Uni, champion de l'Europe occidentale

Alors que "les ventes d'armes combinées des 24 entreprises d'Europe occidentale figurant dans le Top 100 ont augmenté de 3,8% en 2017, pour atteindre 94,9 milliards de dollars, soit 23,8 % du total" selon le Sipri, le Royaume-Uni demeure le champion de la région avec 9% de ces ventes, devant la France et ses 5,3%. Il s’appuie sur les résultats de BAE Systems (au quatrième rang du Top 100), Rolls-Royce et GKN.

Multitude de contrats pour Dassault et Naval Group

Et l’Hexagone ? Les six sociétés françaises figurant dans le Top 100 ont vu leurs ventes d’armes cumulées augmenter de 11%, une progression spectaculaire, pour atteindre 21,3 milliards de dollars en 2017. Le Sipri souligne la croissance significative des ventes d'armes du constructeur d’avions de combat Dassault et du constructeur Naval Group. Celles de Dassault ont en effet explosé de 48% pour atteindre 2,1 milliards de dollars en 2017, en grande partie grâce aux contrats d’avions de combat avec l'Inde (une vente de Rafale qui fait polémique depuis) et le Qatar. Tandis que les ventes d'armement du groupe Naval ont augmenté de 15%, à 4,1 milliards de dollars, "ce qui peut être attribué à sa production en cours de sous-marins et de frégates pour la marine française, le Brésil et l'Inde, et des frégates pour l'Egypte", selon le Sipri.

Avec 9 milliards de dollars de ventes d’armes en 2017, Thales reste néanmoins le premier français, passant de la 9e à la 8e place du top 100 des entreprises, suivi de Naval Group (passé de la 23e à la 19e place), de Safran (33e, contre 34e en 2016), du CEA (devenu 46e et non plus 44e), de Dassault Aviation (50e, au lieu de 61e), et enfin de Nexter (83e).

Autres tendances notables soulignées par le Sipri, les ventes d'armes des entreprises turques ont  augmenté de 24 % en 2017, reflétant "les ambitions de la Turquie de développer son industrie d'armement afin de répondre à sa demande  croissante en armes et devenir moins dépendante des fournisseurs étrangers", tandis que l’Inde s’octroie désormais 1,9 % des ventes d'armes du Top 100.

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1 commentaire

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15/12/2018 - 11h22 -

Être pays des. Droits des Hommes et être l'un des principaux vendeurs d'armes est une bien triste réalité. Je ne m'en réjouis pas même si on me dit que c'est pour maintenir la pays. Cette débauche de violence potentielle est obscène. Il est vrai qu'au départ nous avions choisi pour emblème Liberté, Égalité, Fraternité ou la Mort.
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