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L'Usine Aéro

Pourquoi la France figure dans le top 3 mondial des vendeurs d’armes

Gaëlle Fleitour , , ,

Publié le , mis à jour le 13/03/2018 À 09H33

L’industrie française de la défense a gagné des parts de marché à l’international. Figurant dans le top trois mondial des exportateurs d'armes et équipements (comme le Rafale) entre 2013 et 2017, selon le Sipri. L’Usine Nouvelle vous dit pourquoi.

Pourquoi la France figure dans le top 3 mondial des vendeurs d’armes
Rafale B01, avec des missiles Mica IR.
© Dassault Aviation - K. Tokunaga

Entre 2013 et 2017, l’industrie française de la défense a encore gagné du terrain à l’international. Selon le Sipri (Institut international de recherche pour la paix de Stockholm), qui comptabilise tous les transferts internationaux d’armes majeures aux États, organisations internationales et groupes armés non étatiques (par volume de livraisons, et non par valeur financière des transactions), les Français ont vu leur part de marché croître de près d’un point, sur la période 2013-2017 par rapport à 2008-2012, pour atteindre 6,7%.

Sur ce marché en hausse en volume de 10% par rapport au quinquennat précédent, les industriels hexagonaux ont vendu 27% d’armes en plus. Dépassant l’Allemagne et s’offrant ainsi la place de troisième exportateur mondial, derrière les Etats-Unis, toujours loin devant avec 34 % de part de marché, et la Russie, aux 22 % de part de marché malgré des volumes en recul.

L'Egypte, premier client de nos Rafale et Mistral

Parmi les clients de l’industrie française dispersés dans 81 pays, l’Egypte figure en tête : elle lui a acheté un quart des ventes de Rafale et de navires de guerre comme les Mistral entre 2013 et 2017. Arrivent ensuite la Chine et l’Inde.

Comment expliquer le succès de groupes comme Dassault, Naval Group, ou encore Thales ? Innovant, conquérant à l’export, créateur d’emplois, ancré dans les territoires… l’écosystème de défense repose sur une véritable politique industrielle (voir notre grande enquête). Sans remonter à Richelieu et Colbert et la création des arsenaux qui ont doté la France d’une véritable puissance maritime, la décision du général de Gaulle de lancer le programme nucléaire militaire français et la politique de dissuasion ont structuré l’effort de défense.

Une véritable base industrielle et technologique

Depuis, le pays s’est construit une véritable base industrielle et technologique, que tous les ministres de la Défense à l’hôtel de Brienne se sont attaché à développer. Les gouvernements s’appuient sur la Direction générale de l’armement (DGA), véritable cheville ouvrière de la politique industrielle du ministère de la Défense. Son rôle : équiper les forces armées, soutenir les industriels, favoriser les exportations.

L’industrie française profite aussi d’un marché militaire "porteur", si l'on peut dire. En Asie du Sud-Est, les rivalités territoriales en mer de Chine méridionale amènent les pays de la zone à relever leur effort de défense. Même en Europe, les budgets militaires ont été revus à la hausse. Au Levant, les États se réarment, notamment pour faire face aux ambitions du groupe terroriste Daech. L’an dernier, au salon IDEX, qui se tenait à Abou Dhabi, grands groupes français et PME présentaient ainsi leurs dernières innovations pour lorgner le marché de l'armement au Moyen-Orient. Malheureusement porté par les conflits et tensions territoriales qui y règnent.

 

 

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