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L'Usine Campus

Pourquoi la CDEFI peut oublier ses 5 propositions aux candidats

Aurélie Barbaux , ,

Publié le

Invitée à l’assemblée générale de la CDEFI, le 10 mars à l’ESPCI, Najat Vallaud Belkacem a douché les ardeurs des directeurs d’école d’ingénieurs. Sur les 5 prépositions aux candidats elle n’en a retenu vraiment qu’une, mineure, la création d’un statut d’apprenti européen.

Pourquoi la CDEFI peut oublier ses 5 propositions aux candidats © Ségolène Royal - Flickr - c.c.

La CDEFI va devoir remballer ses 5 propositions aux candidats. C’est du moins ce qui ressort de l’intervention de Najat Vallaud Belkacem, ministre de l’Éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche, lors de l’assemblée générale de la conférence des directeurs des écoles françaises d’ingénieurs. À leur proposition visant à augmenter le nombre d’ingénieur-e-s diplômé-e-s de 50 % pendant le quinquennat, soit 50 000 à l’horizon 2020 grâce à une augmentation des dotations de l’État aux Écoles de 700 millions d’euros et 100 millions de plus pour la transformation numérique… elle répond : "Vous avez beaucoup d’ambition pour passer à 55 000 diplômés en cinq ans ! ». Autant dire, que cela lui paraît impossible. En revanche elle leur a proposé un autre objectif. « Je vous invite plus à atteindre les 35 % de boursiers, ce qui demandera des efforts. L’État devra vous y aider", leur a lancé la ministre.

Seul le statut d'apprenti européen retenu

Forcément la proposition 2, de Renforcer les dispositifs permettant une ouverture sociale et la parité femme-homme, ne peut qu’avoir l’assentiment de la ministre, mais elle rappelle que "La loi égalité citoyenneté qui vient d’être adoptée, vous permet de mettre en place des modalités particulières de recrutement diversifié des étudiants". La balle est dans le camp des écoles.

La proposition 3, visant au développement de la formation d’ingénieur-e par apprentissage, est la seul à avoir trouvé un écho. "Je pense que ce statut européen d’apprentis sera inscrit dans la feuille de route 2018", a annoncé Najat Vallaud Belkacem. Et la proposition 4, qui vise à Faire des écoles d’ingénieurs-e-s le fer de lance de la compétitivité industrielle, par le développement des plateformes technologiques pour accueillir les PME et ETI, la ministre ne l’a même pas relevée.

Quant à la proposition 5, qui demande de lever les obstacles politiques et juridiques pour permettre la création d’instituts technologiques de dimension territoriale et nationale, la ministre répond. "Notre politique de sites a des réussites mais a fait émerger des difficulté, notamment de gouvernance. Mais gouvernance et démocratie ne doivent pas s’opposer. Une gouvernance n’est efficace que si elle s’appuie sur une démocratie universitaire". À bon entendeur.

D'abord réclamer le milliard

C’est qu’elle sait, et elle le leur a dit, que vu le peu de place, voire l’absence, des questions d’enseignement supérieur et de recherche dans le programme des candidats, la CDEFI va avoir du mal à se faire entendre. "L’ESR est vraiment absent des débats. Au vu des enjeux c’est assez incompréhensible, observe Najat Vallaud Belkacem. Mais allez voir les candidats, il faut obtenir de tous le milliard d’euros du livre blanc. Cela devrait faire l’objet d’une union nationale. Or et ce n’est pas ce que je vois pour le moment". En clair, elle n’est déjà pas sûre que l’enseignement supérieur et la recherche aura le milliard par an supplémentaire indispensable pour maintenir les universités à niveau. Les écoles d’ingénieurs devront faire avec ce qu’elles ont.

 

 

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