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L'Usine de l'Energie

Pourquoi la canicule contraint EDF à arrêter certaines centrales nucléaires

Simon Chodorge , , , ,

Publié le , mis à jour le 06/08/2018 À 12H05

[ACTUALISÉ] Le 4 août, EDF a annoncé l’arrêt ou le ralentissement de plusieurs réacteurs nucléaires en raison de la canicule. En effet, les vagues de chaleur ont un impact méconnu sur les centrales. Lorsque la température grimpe, l’électricien est obligé de moduler la puissance de certains réacteurs, voire de les arrêter complètement. Explications.

Pourquoi la canicule contraint EDF à arrêter certaines centrales nucléaires
Un réacteur de la centrale nucléaire de Bugey (Ain) arrêté par EDF en raison de l'épisode de canicule.
© EDF

Actualisation du lundi 6 août : Le samedi 4 août, EDF a annoncé la mise à l'arrêt l’unité de production n°1 de la centrale de Fessenheim (Haut-Rhin) en raison des prévisions de température élevées. La deuxième unité de production a été ralentie. Au site de Bugey (Ain), deux réacteurs ont été arrêtés de la même manière qu'un autre à la centrale de Saint-Alban (Isère).

La chaleur n’empêche pas le fonctionnement des centrales mais elle génère des contraintes environnementales. L’arrêt des réacteurs est en effet mis en place pour réguler la température de l’eau du Grand Canal d'Alsace et du Rhône où les sites de Bugey et Saint-Alban effectuent leurs prélèvements.

Les centrales nucléaires puisent de l’eau dans les cours naturels, principalement pour refroidir les réacteurs. Elle sert aussi à alimenter des stockages de sécurité, les circuits de lutte contre les incendies, les installations sanitaires et les équipements de restauration des sites nucléaires.

La température est régulée pour protéger l'écosystème aquatique

Après ces utilisations, l’eau est censée être traitée si nécessaire, contrôlée puis rejetée dans le milieu naturel. Selon l’entreprise, 98% de l’eau prélevée est ainsi restituée à la source. “Parfois, nous restituons cette eau avec quelques degrés de plus que la température à laquelle nous l’avons pompée. En période caniculaire, où la température des fleuves peut atteindre un niveau important, nous baissons la puissance des réacteurs ou nous les arrêtons temporairement pour limiter notre utilisation de l’eau et ne pas dépasser une certaine température”, explique un porte-parole d'EDF à L’Usine Nouvelle.

La température est ainsi régulée pour protéger la flore et la faune aquatiques. Ces limites des rejets thermiques sont fixées par décret à la création des centrales nucléaires selon le site de l’entreprise. En cas de sécheresse et de niveaux anormalement bas des cours d’eau, le prélèvement des centrales peut aussi être régulé.

Pas un sujet d'inquiétude pour EDF

Parmi les ONG opposées au nucléaire, la gestion de l’eau inquiète. Certaines redoutent que le réchauffement climatique et la répétition des canicules accentuent la pression sur les cours d’eau. D’autres argumentent que ces épisodes de chaleur pourront menacer la production d’électricité des centrales.

Selon EDF, ce type d’arrêt n’est pas inédit et ce n’est pas non plus un sujet d’inquiétude, la demande d’électricité étant moindre au mois d’août. “Par rapport au niveau de consommation actuel, nous sommes tout à fait en mesure d’assurer la production nécessaire”, explique l’électricien. “Les autres centrales nucléaires peuvent assurer la production, nous avons aussi un gros stock d’hydraulique puisque les barrages ont été bien remplis en eau cet hiver.

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4 commentaires

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09/08/2018 - 13h28 -

Il faut préciser que le refroidissement est également nécessaire dans les centrales thermiques classique charbon, fuel, gaz etc. Ces centrales sont arrêtées dans les mêmes conditions des que l eau de refroidissement trop chaude peutt nuire à l environnement. Ceci n' a rien a voir avec le nucleaire mais découle des principes de la thermodynamique qui exigent une source chaude et une source froide pour produire de l' energie Principe de Carnot
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07/08/2018 - 16h21 -

Il faut préciser que touts les centrales n'utilisent pas l'eau des fleuves ou des rivières comme source de refroidissement, certaines utilisent des AÉRORÉFRIGÉRANTS(l'eau du fleuve ou de la rivière sert d'appoint et n'y est pas rejetée). voir le reportage erroné de FranceInfo mercredi soir ...
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06/08/2018 - 12h40 -

Si je comprends bien l'explication d'EDF, ce sont des contraintes environnementales qui sont la cause de l'arrêt ou du ralentissement des récteurs et en aucun cas la température plus élevée de l'eau des rivières qui rendraient le refroidissement moins efficaces. Question corollaire: A partir de quelle température de l'eau (en entrée, de la rivière), le refroidissement d'un réacteur n'est plus complètement assuré et doit être mis au ralenti ? Autre question: en 2003, la canicule plus intense avait aussi obligé EDF à utiliser des dispositifs de refroidissement un peu exotiques selon certaines informations. La température des rivieres avaient à cette période significativement augmenté et entrainé si je mesouviens bien des ralentissements ou des arrêts.
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07/08/2018 - 12h19 -

Tout dépend du type de réacteur et d'installation. Ils n'ont pas les mêmes principes généraux de conception et d'exploitation. Par exemple certains comportent des aéroréfrigérants d'autres non, certains sont au bord de la manche (Température ~18°C au mois d’août) (Flamanville), d'autres le long du Rhône (Bugey, St Alban, Cruas, Tricastin) avec une Température ~26°C). L'impact et ses spécification ne sont donc pas les mêmes pour pouvoir exploiter une centrale nucléaire. A savoir que les centrales nucléaires ne sont pas les seuls utilisateurs d'un fleuve comme le Rhône, il y à les sites chimiques et pétrochimique de l’agglomération lyonnaise qui en bénéficient et bien d'autre encore ...
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17/09/2018 - 15h24 -

La quantité d'eau pour assurer le refroidissement du réacteur est très faible, car il n'y a à ce moment là que la chaleur résiduelle d'un réacteur à l'arrêt (comme le charbon incandescent sur les grilles des anciennes chaudières quand on ne demandait plus de vapeur du fait de l'arrêt de la production; on était conduit à rejeter la vapeur à l'atmosphère pour maintenir de l'eau dans la chaudière pour que sa vaporisation évite sa destruction). La centrale pourrait parfaitement continuer à fonctionner sans inconvénients sinon une légère perte de rendement, mais l'eau rejetée au fleuve serait plus chaude que la limite autorisée. Cette observation est valable pour toutes les turbines à vapeur, dont le condenseur sont refroidis par de l'eau.
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03/08/2018 - 14h17 -

Cela montre une fois de plus inaptitude de notre "modèle" de production atomique confronté à la chaleur et bientôt au manque d'eau, et à l'intox d'edf qui consiste à faire croire au giec notamment que ses outils sont la clé nécessaire au changement ? En faisant ça, on empêche les modèles concurrents d'être évalués ou de voir le jour. Et on concentre trop de moyens au maintien de l'existant pour le plus grand risque de notre économie déjà chancelante .
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04/08/2018 - 08h46 -

Vous arrivez a tirer d'un evenement climatique qui ne dure que 10 jours sur 365 et pour lequel EDF respecte l'environnement, une generalite sur l'inaptitude d'un modele qui fournit de l'electricite a tout un pays depuis 40 ans sans incident. Bravo quelle demonstration !
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13/08/2018 - 18h24 -

Tiens je croyais qu'on parlais du changement climatique ? Si la température change les centrales ne pourront plus fonctionner normalement ! Donc faire dire par le giec que l'atome est l'outil qu'il nous faut est faux en effet !
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20/08/2018 - 15h29 -

Il y a un phénomène saisonnier qui s'appelle l'été. Aussi surprenant soit-il, il fait plus chaud et les gens chauffent moins et consomment beaucoup moins d'énergie !! Même avec la climatisation... L'énergie électrique ne se stockant pas (ou tellement peu), il faut adapter l'offre à la demande... Voilà pourquoi on réduit la production. Mais la communication préfère se faire polémiste, ça fait plus vendre et donne raison à ceux qui n'attendent que ça pour ajouter des taxes sur l'énergie.
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