Pourquoi la 5G fait courir l’Europe et toute l’industrie

L’union internationale des télécommunications (ITU) a publié le 22 février, un document de cadrage sur les spécifications de la 5G. Cette dernière sera au centre des préoccupations du Mobile World Congress qui vient d’ouvrir ses portes à Barcelone. Au-delà des de la capitale catalane, c’est toute l’industrie qui est en ébullition.

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Pourquoi la 5G fait courir l’Europe et toute l’industrie

Le Mobile World Congress 2017 vient d’ouvrir ses portes. Du 27 février au 2 mars, toute la planète télécom s’est donné rendez-vous à Barcelone. Cette année la 5G compte parmi les thèmes centraux qui vont animer l’événement. A moins d’une semaine du coup d’envoi, l’union internationale des télécommunications (ITU) a publié, le 22 février, un document de cadrage sur les spécifications techniques de ce prochain standard des réseaux de communication. Les attentes sont grandes, essayons de comprendre pourquoi.

Une meilleure qualité de service sur les réseaux, pour plus de terminaux connectés

Au niveau de l'antenne-relais, avec la 5G les débits montants et descendants seront 60 à 130 fois supérieurs à la 4G actuelle. De 10 Gb/s montants (contre 75,4 Mb/s) et 20 Gbit/s descendants (contre 300 Mb/s). Pour l'utilisateur, en théorie, pas de changement visible. les performances théoriques restent spécifiées à 50 Mb/s montants et 100 Mb/s descendants. Mais, dans les faits, la 5G c'est l'arrivée d'une nouvelle technologie, le multiplexage Multi User MIMO (Mu-MIMO). Résultat : les utilisateurs de 5G disposeront réellement des débits théoriques annoncés, là où avec la 4G la promesse n'était jamais atteinte. Au quatrième trimestre 2016, le dernier baromètre nPerf, affiche pour les meilleurs opérateurs français 11,24 Mb/s montants (Orange) et 40,82 Mb/s descendant (Free).

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Quand la norme est en retard sur le marché

Au-delà des débits, la 5G promet des temps de latence entre 1 et 4 ms (contre 20 ms en 4G) et supportera 1 million d’appareils connectés au km² soit 10 fois plus que la génération actuelle. Et ce n'est pas anodin. Car la demande pour la 5G est déjà là.

Le déploiement à grande échelle de la voiture connectée, des drones industriels et médicaux nécessite un temps de réponse que ne permet pas la 4G. Selon le cabinet Olivier Wyman, rien qu’en France, le marché des drones civiles, porté par les usages professionnels, pourrait dépasser 650 millions d’euros en 2025. De manière plus large, selon l’étude Gartner le parc d’objets connectés va atteindre 8,4 milliards d’unités fin 2017 et 20 milliards en 2020.

Alors que la normalisation et la mise en service des premiers réseaux 5G est prévue d’ici 2020, plusieurs équipementiers et opérateurs, dont Qualcomm, poussent pour accélérer le mouvement. Ces derniers se sont entendus sur une norme intermédiaire: la 5G NR. Des premiers produits devraient sortir d’ici 2019.

Les industriels du secteur des télécoms ne sont pas les seuls à s’activer. La commission européenne a convoqué, en janvier 2016, les têtes du pont du secteur pour leur demander de travailler main dans la main en vue de tenir les objectifs de déploiement en 2020. Le mot d’ordre, ne pas répéter le scénario catastrophe de la 4G. Alors que les premières expérimentations avaient eu lieu sur le vieux continent en 2009, les européens sont arrivés avec deux ans de retard sur le marché.

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