Abonnez-vous Identifiez-vous

Identifiez-vous

Vos codes d'accès sont erronés, Veuillez les saisir à nouveau. Mot de passe oublié ?

L'Usine Aéro

Pourquoi l’italien Finmeccanica devient Leonardo

Olivier James , , ,

Publié le

L’industriel italien change de nom officiellement le 1 er janvier. Une évolution qui s’explique par une stratégie de recentrage d’activité et une volonté d’améliorer l’efficacité du groupe.

Pourquoi l’italien Finmeccanica devient Leonardo © ATR

"Nous sommes comme des nains assis sur des épaules de géants". Le groupe italien Finmeccanica met en pratique cette citation – attribuée au philosophe Bernard de Chartres – en se juchant sur les épaules de son illustre compatriote Leonard de Vinci. Depuis le 1er janvier, l’entreprise spécialisée dans l’aéronautique et le spatial se nomme officiellement Leonardo, après une phase de transition entamée en mars dernier durant laquelle elle se faisait appeler Finmeccanica-Leonardo. D’un mot d’un seul, le patron Mauro Moretti inscrit son groupe dans les pas du génie florentin qui imagina entre autres l’hélicoptère et le tank.

Comme souvent, un nouveau nom cache de profonds changements. Le groupe basé à Rome passe du statut de holding à celui d’entreprise intégrée. "Ce changement de nom vise à mobiliser les employés des différentes divisions et filiales, à créer un sentiment d’appartenance au groupe, assure Jérôme Bouchard expert aéronautique au sein du cabinet Oliver Wyman. Il témoigne aussi d’une volonté croissante de centralisation et de consolidation". Une évolution qui n’est pas sans rappeler le groupe Airbus – qui a pris le nom de sa branche phare – mais aussi Safran, avec la déclinaison de sa marque à l’ensemble de ses filiales.

Vers une possible restructuration

Plus petit que ses grands frères, avec un chiffre d’affaires de 13 milliards d’euros en 2015, Leonardo n’en est pas moins polyvalent : il est présent dans l‘aéronautique (A320, A380, Boeing 787…) et le spatial, mais aussi les hélicoptères (avec AgustaWestland) et les systèmes d’informations, sans oublier la défense (il fournit l’avionique de l’Eurofighter). On le retrouve chez le spécialiste des avions régionaux ATR (à 50/50 avec Airbus), au sein du missilier MBDA et de Thales Alenia Space. In fine, Leonardo unifie ses activités et acte le recentrage du groupe dans l’aéronautique et le spatial, marqué par la vente en 2015 de ses activités dans le ferroviaire à Hitachi pour près de 800 millions d’euros.

Alors que les effectifs du groupe ont chuté ces dernières années – passant de 75 000 salariés en 2010 à 47 000 en 2015 – le changement de nom témoigne de la volonté d’améliorer l’efficacité industrielle dans un secteur qui fait la chasse aux coûts. "Concrètement, une restructuration plus large pourrait être lancée cette année à la recherche de synergies industrielles, en particulier dans l’engineering où des creux d’activités peuvent apparaitre entre les différents programmes, prévoit Jérôme Bouchard. Certains postes pourraient même être supprimés".

Réagir à cet article

Testez L'Usine Nouvelle en mode abonné. Gratuit et sans engagement pendant 15 jours.

Nous suivre

 
 

Créez votre compte L’Usine Connect

Fermer
L'Usine Connect

Votre entreprise dispose d’un contrat
L’Usine Connect qui vous permet d’accéder librement à tous les contenus de L’Usine Nouvelle depuis ce poste et depuis l’extérieur.

Pour activer votre abonnement vous devez créer un compte

Créer votre Compte
Suivez-nous Suivre Usine Nouvelle sur Facebook Suivre Usine Nouvelle sur Twitter RSS Usine Nouvelle