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Pourquoi l’économie française reste fragile dans la reprise

Arnaud Dumas

Publié le

La conjoncture s’améliore en France. Mais les risques de surchauffe ne sont pas loin, selon l’assureur-crédit Coface, qui tenait sa conférence annuelle sur les risques pays le 23 janvier à Paris.

Pourquoi l’économie française reste fragile dans la reprise
Julien Marcilly, économiste en chef de Coface, lors de la conférence annuelle sur les risques pays.

Les bonnes nouvelles s’accumulent pour l’économie française. Ses entreprises ont retrouvé de la profitabilité, particulièrement dans l’industrie grâce notamment à la baisse du prix du pétrole et à l’effet du Crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi (CICE).

Les défaillances d’entreprises enregistrent par ailleurs un net recul. "La baisse a été plus forte qu’attendu en 2017, à -8 %, remarque Julien Marcilly, l’économiste en chef de Coface. Elle s’est généralisée à tous les secteurs d’activité, à tous les types d’entreprise et à toutes les régions de France."

Des entreprises très endettées

L’économiste de l’assureur-crédit n’est pourtant pas tout à fait rassuré pour l’année 2018. D’abord parce que l’endettement des sociétés non financières françaises a explosé ces dernières années, pour approcher les 3000 milliards d’euros. Une grande partie de cet endettement est dû à des entreprises solides, qui ont choisi de s’endetter au moment où les taux d’intérêt étaient très bas. Elles ne représentent donc pas un risque.

Mais pour une petite partie d’entreprise réussissent à survivre, tout en étant très endettées et en ne pouvant pas investir au moment où la demande repart. "Entre 4 et 5 % de nos entreprises sont dans cette situation difficile, estime Julien Marcilly. Et ce chiffre ne baisse pas…". La France compte ainsi un certain nombre d'entreprises dite "zombies" qui entrave selon l'économiste "le processus shumpétérien" de renouvellement de l'économie.

Des capacités de production

Par ailleurs les capacités de production pas à la hauteur. Les entreprises peinent à s’équiper et à recruter. "Dans tous les secteurs industriels, les difficultés de recrutement ont progressé rapidement", rappelle Julien Marcilly. Difficile dans ces cas-là de répondre à l’augmentation de la demande en période de forte reprise économique.

"On voit que la croissance de l’investissement est repartie, mais elle a eu lieu tardivement et elle est de bien moindre ampleur que lors des reprises passées, ajoute Julien Marcilly. On ressent déjà le retour de bâton puisque des entreprises font déjà état d’équipements insuffisants." L’amélioration de la compétitivité des entreprises sur leurs coûts de production a surtout servi à restaurer leurs marges, selon l’économiste. Beaucoup moins à gagner des parts de marché à l’international. Part de marché qu'elle perd principalement par rapport à ses voisins européens et sur des secteurs industriels. 

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