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L'Usine Energie

Pourquoi il faut (re)lire "Agir pour le climat, entre éthique et profit" de Valéry Laramée de Tannenberg

Aurélie Barbaux , , , ,

Publié le

Alors que la Climate Week de l’ONU bat son plein à New York, pour mieux mettre en perspective les annonces des Etats et des entreprises, il faut (re)lire "Agir pour le climat, entre éthique et profit " de Valéry Laramée de Tannenberg, rédacteur en chef du Journal de l’environnement.

Pourquoi il faut (re)lire Agir pour le climat, entre éthique et profit
Le rédacteur en chef du Journal de l'environnement retrace vingt ans d'engagement civil pour le climat.
© Little Planet Factory - CC

Dans un livre presque optimiste, paru en février 2019, Valéry Laramée de Tannenberg, rédacteur en chef et fondateur de notre confrère le Journal de l’environnement, détaillait par le menu toutes les actions engagées par la société civile pour lutter contre le réchauffement climatique. Et à la lecture d’Agir pour le Climat, entre éthique et profit, on pouvait avoir l’impression que les géants occidentaux du capitalisme ont bien pris la mesure de l’enjeu et que la balle est maintenant dans le camp des politiques.

Financement des think tank

On y apprend en effet que depuis une vingtaine d’années, les familles américaines Rockfeller, Bloomberg, Hewlett, Packard, Ford et quelques autres sont engagées dans la lutte contre le réchauffement climatique, et financent des think-tanks comme le World Ressources Institute américain ou l’Institut français du développement durable et des relations internationales (Iddri), motivées il est vrai par "la crainte de voir fondre les sources de leur considérable fortune", analyse Valéry Laramée.

Engagements d'entreprises

Le livre explique aussi comment les entreprises se rassemblent autour d’objectifs communs. Là, les géants des énergies fossiles au sein de la Oil and Gaz Climate Initiative, pour développer le captage de CO2 et réduire leurs émissions de méthane. Ici la RE100 où 155 multinationales s’engagent à ne plus consommer que des énergies renouvelables à plus ou moins long terme.

Poussées par des législations européennes notamment, le secteur automobile est contraint de basculer vers l’électrique. Et même l’aviation civile parle de neutralité carbone en 2050.

Epiphanie verte de la finance

Mieux, la finance serait plus climatique, comme le montre par exemple le lancement en décembre 2017 de l’initiative Climate Action 100+, regroupant près de 300 banques, églises, fonds de pensions voulant convaincre les 100 plus gros émetteurs de la planète (majors pétrolières en tête) de réduire à la fois leurs impacts sur le climat, mais aussi des risques que les conséquences du réchauffement font peser sur leurs actifs.

L’auteur revient aussi sur le marché du quota carbone et les enjeux de la fiscalité climat et jette un intéressant regard critique sur le "jeu trouble des organisations philanthropiques". Il se penche aussi sur le rôle des régions tout en restant très critique sur l'engagement des politiques et des États.

Neutralité carbone pour tous ou presque

L’annonce par 66 Etats d’atteindre la neutralité carbone en 2050 à l’occasion de la Climate Week des Nation Unies, qui se déroule à New York du 23 au 29 septembre, pourrait laisser penser que les politiques ont attrapé la balle que Valéry Laramée voyait dans leur camp. Sauf qu’aucun des plus grands pays pollueurs, Chine, Etats-Unis, Inde, n’en font partie.  

Une bonne nouvelle néanmoins a été annoncée à New York. Sous l’impulsion d’Emmanuel Faber, le PDG de Danone, s’est lancée l’initiative One Planet Business for Biodiversity (OP2B) qui vise à promouvoir des pratiques agricoles alternatives pour protéger et restaurer la biodiversité au sein de leurs chaînes d'approvisionnement et de portefeuilles de produits de 19 entreprises, dont Barry Callebaut, Danone, Google, Kering, L'Oréal, Mars, McCain Foods, Nestlé et Unilever. Un pas vers un changement de mode de consommation et donc, peut-être, de mode de vie et de modèle que Valéry Laramée appelle de ses vœux dès la page de garde de son livre.

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