Abonnez-vous Identifiez-vous

Identifiez-vous

Vos codes d'accès sont erronés, Veuillez les saisir à nouveau. Mot de passe oublié ?

L'Usine Energie

Pourquoi Engie ne devrait pas vendre ses centrales à charbon en Allemagne au fonds Riverstone Holdings

Aurélie Barbaux , , , ,

Publié le , mis à jour le 22/01/2019 À 10H08

[ACTUALISÉ] Le 22 janvier, la directrice générale d'Engie Isabelle Kocher a confirmé la cession de ses centrales à charbon en Allemagne et aux Pays-Bas. Selon une information de Bloomberg News, l'énergéticien français, qui veut sortir du charbon et déroule un plan de cession d‘actifs de 15 milliards d’euros, va vendre ces centrales au fonds américain Riverstone Holdings pour 250 millions de dollars. En septembre, une étude de l'Institute for Energy Economics and Financial Analysis (IEEFA) estimait que dans le cas de ses centrales allemandes, la vente n’est pas la bonne option.

Pourquoi Engie ne devrait pas vendre ses centrales à charbon en Allemagne au fonds Riverstone Holdings
Engie veut sortir du charbon et déroule un plan de cession d‘actifs de 15 milliards d’euros.
© ianrthorpe - Flickr - c.c.

Actualisation du 22 janvier : Mardi 22 janvier, la directrice générale d’Engie a annoncé la cession à venir de ses centrales à charbon en Allemagne, aux Pays-Bas et en Thaïlande. "Engie a démantelé beaucoup de centrales et est sur le point effectivement de vendre ses centrales en Thaïlande, en Allemagne et aux Pays-Bas", a déclaré Isabelle Kocher au micro de Franceinfo, confirmant ainsi des informations de presse. Pour les centrales allemandes et néerlandaises, la directrice générale n’a pas indiqué si le fonds américain Riverstone était bien l’acheteur, comme révélé par Bloomberg News.

Au grand dam d’EDF et de l’Allemand Uniper, la France a acté la fermeture de ses quatre centrales à charbon d’ici 2022. Pour réduire les impacts économiques et sociaux, Emmanuelle Wargon, secrétaire d’État à la transition écologique et solidaire, prépare des contrats de transition écologique avec les territoires qui entourent les centres de Cordemais (Loire-Atlantique), Le Havre (Seine-Maritime), de Gardanne (Bouches-du-Rhône) et de Saint-Avold (Moselle).

L’Allemagne et les Pays-Bas ont eux aussi affiché une volonté de sortir du charbon. Le nouveau gouvernement de coalition allemand s’est même doté d’une commission de sortie du charbon. Et, si c’est une bonne nouvelle pour la lutte contre le réchauffement climatique, cela ne fait pas forcément les affaires d'Engie qui a pourtant lui aussi affiché son désengagement du charbon comme un des axes forts de son nouveau positionnement stratégique vers des énergies décarbonées. Un virage industriel qui s’accompagne depuis 2016 d’un plan de cession d’actifs de 15 milliards d’euros. Fin 2016, Engie a annoncé la fermeture de la centrale d’Hazelwood en Australie. Il a depuis cédé des centrales à charbon en Australie, Pologne, Indonésie et Thaïlande. 

Fermer plutôt que vendre

Selon une information de Bloomberg, Engie, est sur le point de signer la vente de ses centrale à charbon européennes à Farge et Wilhelmshaven, à côté de Breme, et à Zolling près de Zurich et de Gerderland au Pays-Bas, au fonds américain Riverstone Holdings pour 250 millions de dollars. Le 22 janvier, Isabelle Kocher, DG d'Engie, a confirmé au micro de FranceInfo. Or une étude de l'Institute for Energy Economics and Financial Analysis (IEEFA) estime que la vente n’est pas, financièrement, une bonne option. Engie devrait plutôt chercher à les fermer ou à vendre à un spécialiste de la fermeture d’actifs et non aux deux acheteurs les plus probables : les spécialistes tchèques dans l'achat d'actifs EPH et Seven Energy Group, dont la stratégie est d’exploiter des centrales à charbon aussi longtemps que possible pour en décaler leur date de fermeture. Mais les auteurs expliquent par exemple que la centrale électrique de Wilhelmshaven, dont Engie détient 52%, a "une valeur actualisée négative".

Selon eux, la fermeture éviterait aussi de donner aux concurrents une plus grande part de marché en Allemagne par rapport à Engie, qui pourrait investir dans des générations plus propres. "Ce choix indiquerait aussi que le groupe fait partie de la solution dans les discussions autour de la sortie du charbon en Allemagne, plutôt que du problème en revendant ses centrales à des acheteurs déterminés à les maintenir en activité", explique Gerard Wynn, co-auteur du rapport.

La même logique s’appliquerait aux Pays-Bas, où Engie a déjà mis à l’arrêt sa centrale de Gelderland d’une puissance de 592 MW. Le gouvernement a annoncé en octobre 2017 la fermeture des cinq centrales thermiques à charbon du pays d’ici 2030.

Réagir à cet article

1 commentaire

Nom profil

22/01/2019 - 10h20 -

Pour une fois Engie à raison de vendre ses centrales avant qu'il ne puisse plus le faire. Parce que les renouvelables vont produire de plus en plus. Il faudra donc bien fermer les usines qui polluent le plus. Et avec le stockage de masse il n'y aura bientôt plus de place pour tous les fossiles, y compris pour l'atome.
Répondre au commentaire
Testez L'Usine Nouvelle en mode abonné. Gratuit et sans engagement pendant 15 jours.

Les entreprises qui font l'actu

Créez votre compte L’Usine Connect

Fermer
L'Usine Connect

Votre entreprise dispose d’un contrat
L’Usine Connect qui vous permet d’accéder librement à tous les contenus de L’Usine Nouvelle depuis ce poste et depuis l’extérieur.

Pour activer votre abonnement vous devez créer un compte

Créer votre Compte
Suivez-nous Suivre Usine Nouvelle sur Facebook Suivre Usine Nouvelle sur Twitter RSS Usine Nouvelle