Pourquoi EDF perd de l'argent durant une vague de froid

La consommation d'électricité en France a atteint un pic la semaine dernière, entre les 6 et 10 février 2012, mais EDF n'en tire pas de profits records. Achat d'électricité sur les marchés, utilisation de centrales thermiques, effacement : tous ces éléments coûtent cher à l'électricien. 

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Pourquoi EDF perd de l'argent durant une vague de froid

C'est Henri Proglio qui l'affirme : la vague de froid entraîne un "manque à gagner" pour EDF. Le groupe ne donne pas de chiffre pour le coût réel de ces deux semaines polaires. Pour l'évaluer, plusieurs éléments entre en compte.

EDF, habituellement exportateur, a dû acheter de l'électricité sur les marchés. Hors le prix du mégawattheure (MWh) a explosé ces dernières semaines. Habituellement, un MWh s'achète 50 euros en moyenne, avec des pointes à 100 euros l'hiver.

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Dans la nuit du mercredi au jeudi 9 février, le prix du MWh livrable le lendemain a atteint 1 938 euros. Pour rappel, quelque soit le montant payé par les opérateurs, le tarif de vente règlementé est fixe : 42 euros le MWh. Le simple fait d'acheter de l'électricité sur les marchés représente donc une lourde perte pour EDF.

Mise en marche des centrales thermiques

L'électricien a également dû relancer des centrales à l'arrêt pour assurer la fourniture d'électricité. 21 centrales thermiques, dites "de pointe" ont été mises en route spécialement. La production d'électricité par ces sites est plus onéreuse que par une centrale nucléaire, et encore une fois le tarif de vente est fixe.

Enfin, EDF paye pour réduire la consommation de ses clients. Le groupe indemnise les industriels qui acceptent de diminuer leur consommation : c'est le principe de l'effacement. Cela permet de limiter le recours aux centrales de pointes. Mais en cas de grand froid, les deux mesures sont utilisées simultanément.

EDF ne communique pas sur ces coûts exceptionnels. Le groupe provisionne des fonds pour faire face à ce genre d'évènement, la vague de froid n'a donc rien d'une catastrophe. Il reste que cette période de l'année n'est pas positive financièrement, alors qu'EDF n'a jamais vendu autant d'électricité.

Il existe une consolation : EDF a relevé le défi de l'approvisionnement en période critique, un bonus en terme de communication. Henri Proglio ne s'en prive pas : "notre parc nucléaire une nouvelle fois, est au rendez-vous".

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