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Pourquoi Bernard Arnault, le patron de LVMH, a foi en Donald Trump

Gaëlle Fleitour , , , ,

Publié le

A contre-courant des commentateurs français, Bernard Arnault, patron de LVMH, juge le marché américain "très porteur" depuis l’élection du nouveau président américain. Les Etats-Unis constituent en effet le premier marché du numéro un mondial du luxe…

Pourquoi Bernard Arnault, le patron de LVMH, a foi en Donald Trump © DR

Les entreprises citées

Leur rencontre à New-York début janvier a manifestement conquis le PDG de LVMH. En présentant le 26 janvier les résultats annuels du numéro un mondial du luxe, toujours excellents, Bernard Arnault n’a pas caché sa confiance dans le nouveau président des Etats-Unis, Donald Trump. "Un certain nombre de mesures qui sont prises, (comme) la baisse des impôts et des réglementations, l'augmentation des grands travaux, c'est quand même extrêmement porteur, estime le patron français. Après, on ne sait pas. En plus, la plupart des gens qui ont été nommés au plan économique sont de grands professionnels."

Un taux d'impôt  sur les bénéfices "trop élevé"

Prise de position étonnante, alors que les hommes politiques français ne cachent pas leur inquiétude depuis l’élection du nouveau président américain ? Pas vraiment. Car les Etats-Unis constituent le premier marché du groupe LVMH (avec 27% de ses ventes et une croissance de 7% en 2016) et lui semblent actuellement "très porteurs, avec une ambiance presque euphorique". Alors que le directeur financier de LVMH trouve toujours son taux d’impôt sur les bénéfices en France "trop élevé" (il lui a couté 2,1 milliards d’euros l’an dernier), le groupe pourrait-il être tenté de se renforcer sur le sol américain ?

Tenté de produire plus aux Etats-Unis

Lors de son passage au sein de la Trump Tower, Bernard Arnault aurait en effet soumis l’idée de disposer de nouvelles capacités de fabrication "soit en Caroline, soit au Texas", en raison du succès de certains produits aujourd'hui fabriqués en Californie. Ce 26 janvier, devant les analystes et journalistes réunis à Paris, le dirigeant s’est montré plus réservé. "Pour l’instant, nous avons peu de fabrication aux Etats-Unis, à part depuis vingt-cinq ans la maison Vuitton." Cette dernière fabrique une grande partie des produits de la marque vendus outre-Atlantique, et pourrait éventuellement produire pour d’autres marques du groupe si les barrières douanières étaient augmentées, impactant véritablement les prix, selon le PDG.

Alors que LVMH a connu une belle croissance de 5% en 2016 (6% en données organiques) sur un marché du luxe en hausse de 4% à 1 080 milliards d’euros, Bernard Arnault a fait part de sa "confiance prudente" pour 2017. Le contexte géopolitique et monétaire reste trop "incertain" pour être "euphorique". "Il n'y a pas eu de grosse crise depuis 2008, les taux d'intérêt défient la gravité tellement ils sont bas, l'évolution géopolitique est difficile à lire, la croissance est très faible en Europe", estime-t-il. LVMH enregistre pourtant désormais un chiffre d’affaires de 37,6 milliards d'euros, et une hausse de son bénéfice net annuel de 11%, qui frôle les 4 milliards d'euros.

Vive la diversification

Louis Vuitton, Fendi, Givenchy, Guerlain… Le groupe tire parti de sa diversification, avec soixante-dix marques de mode et maroquinerie (qui représentent un tiers de ses ventes), de cosmétiques, vins et spiritueux, montres et joaillerie, et même de distribution sélective, avec Sephora, désormais "numéro un de la distribution de parfums et cosmétiques aux Etats-Unis". Contrairement à d’autres acteurs du luxe comme Swatch Group ou Richemont, très présent dans la joaillerie et l’horlogerie, qui ont connu une année 2016 plus difficile.

Mais en France, la deuxième fortune de France derrière Liliane Bettencourt (héritère de l’empire L’Oréal) selon Challenges, a dû affronter l’an dernier la médiatisation du film "Merci Patron !". Une des raisons, sans doute, du départ annoncé par Challenges de son directeur des affaires extérieures, qui serait remplacé par le directeur de la communication d’Air France… un habitué des gestions de crise.

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