Environnement

Pour Veolia, la future stratégie passe par la croissance organique et une dette stabilisée

Olivier Cognasse , ,

Publié le

A l’occasion d’une matinée dédiée à la presse, le PDG de Veolia, Antoine Frérot, a livré l’ébauche de la future stratégie 2016-2018. Elle sera présentée après l’été.

Pour Veolia, la future stratégie passe par la croissance organique et une dette stabilisée © Eric Piermont - AFP

La dette du groupe Veolia est passée de près de 15 milliards d’euros à la fin 2011 à 8 milliards d’euros trois ans plus tard. Et l’objectif de 750 millions d’euros d’économies brutes cumulées enregistrées sur les quatre derniers exercices devrait être atteint à la fin de l’année. Pas de doute, le PDG Antoine Frérot, qui a dû lutter contre quelques tentatives de putsch, a réussi le redressement d’un groupe mis à mal par son prédécesseur, Henri Proglio. 

Aujourd’hui, il estime que "la dette est soutenable à moyen terme". Il n’envisage pas de la réduire davantage. L’objectif est d’obtenir "une croissance de 3 % par an dans les prochaines années avec un Ebitda en hausse de 5 %", explique-t-il à L'Usine Nouvelle. Pour arriver à cet objectif, un nouveau plan stratégique pour les années 2016-2018 sera présenté après l’été.

Un développement organique

Pour Antoine Frérot, le futur de Veolia passe par "un développement organique, alors que la croissance externe aura un rôle très réduit. Elle permettra d’acquérir certaines technologies avec des start-up". Des acquisitions de quelques millions à quelques dizaines de millions d’euros qui devront respecter l’équilibre des cash-flow. Antoine Frérot compte également poursuivre "l’amélioration de l’entreprise" avec l’accélération du process d’industrialisation.

L’objectif est d’arriver en 2020 à équilibrer les activités entre les clients industriels et les collectivités territoriales. Actuellement, l’industrie représente 30 % des activités de Veolia. Le PDG souhaite équilibrer les activités entre les pays industriels et les pays émergents. Pour assurer la croissance, Veolia a déjà identifié dans le monde 300 à 400 projets significatifs à forte rentabilité pour les quatre à cinq prochaines années. Sur le marché industriel, il a repéré six secteurs à fort potentiel : pétrole et gaz, mines et métaux, agroalimentaire, démantèlement, économie circulaire et pollutions difficiles.

Deux contrats en Asie

Dans ces nouveaux cœurs de cible, Antoine Frérot a annoncé deux nouveaux contrats en Asie d’un montant de 150 millions d’euros chacun. Le premier concerne la fourniture de services énergétiques au papetier sud-coréen Hongwon Paper Manufacturing. Dans le second, Veolia va assurer, en partenariat avec le japonais Hitachi, l’extension d’une station d’épuration et de traitement d’eau à Ho Chi Minh-Ville, capitale économique du Vietnam.

A court terme, "il n’y aura qu’un seul Veolia par pays, précise son PDG. L’intégration est terminée. Le nom de Dalkia aura disparu au plus tard à la fin de l’année". Une opération de croissance externe réussie.

Olivier Cognasse

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