Pour Tom Enders, il faut désormais revoir la stratégie d'EADS

EADS va être contraint de revoir la stratégie de sa branche défense après l'échec de ses discussions de fusion avec BAE Systems, d'après le président du groupe européen d'aéronautique et de défense.

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Pour Tom Enders, il faut désormais revoir la stratégie d'EADS

Les deux groupes EADS et BAE Systems ont annoncé le 10 octobre la fin de leurs négociations, faute d'être parvenus à convaincre Paris, Berlin et Londres de renoncer à leurs prérogatives.

"Nous souhaitons désormais prendre le temps de tirer les enseignements de cette expérience. Il nous faudra revoir la stratégie de notre groupe, et en particulier celle de la branche défense", déclare le président exécutif d'EADS dans une lettre aux salariés que Reuters a pu consulter.

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Dans le courrier, il se dit également surpris par l'opposition suscité par le projet de rapprochement, en particulier auprès des autorités allemandes.

"J'admets que nous ne nous attendions pas à ce que ce projet rencontre une telle opposition, notamment à Berlin", explique-t-il.

Dans un entretien publié mercredi sur le site internet des Echos, le directeur de la stratégie et du marketing d'EADS, Marwan Lahoud, estime quant à lui qu'"une opportunité formidable vient d'être manquée. Mais l'histoire ne s'arrête pas là".

"Il y a plus d'un avenir pour un groupe comme EADS. L'échec de la fusion avec BAE doit d'abord nous inciter à rouvrir le champ des possibles, à repenser notre stratégie", ajoute-t-il.

PAS DE "VRAIES NÉGOCIATIONS" AVEC BERLIN

Interrogé sur les raisons de l'échec de la fusion, il répond : "Berlin semble considérer que, dans un groupe plus gros, leurs intérêts seraient nécessairement dilués."

"Nous n'avons jamais réussi à les convaincre du contraire. A tel point que, en réalité, il n'y a même jamais vraiment eu de négociation avec eux", ajoute-t-il.

L'Allemagne a été explicitement mise en cause dans le blocage des discussions. Berlin, tout en se défendant de porter la responsabilité de l'échec des discussions de fusion entre EADS et BAE, a pour sa part invoqué ses intérêts industriels.

"L'Allemagne n'est pas la seule à avoir bloqué la fusion entre EADS et BAE, la France aussi avait des réserves", a estimé une source gouvernementale allemande.

Marwan Lahoud note pour sa part que si les autorités françaises et britanniques se sont réellement impliquées dans les négociations, il n'en était pas de même avec leurs homologues allemandes.

"Nos interlocuteurs allemands, eux, participaient aux réunions de travail pour expliciter tel ou tel point technique, mais, à aucun moment, nous n'avons pu entrer de plain-pied avec eux dans l'intérêt stratégique de l'opération", a-t-il souligné.

(avec Reuters, Gwénaëlle Barzic et Jean-Baptiste Vey)

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