Abonnez-vous Identifiez-vous

Identifiez-vous

Vos codes d'accès sont erronés, Veuillez les saisir à nouveau. Mot de passe oublié ?

L'Usine Energie

Pour sauver le climat, le patron de Veolia appelle à limiter d'abord les émissions de méthane

Ludovic Dupin , , , ,

Publié le

Le contrôle du réchauffement climatique passe par la diminution des émissions de gaz à effet de serre de la planète. Pour le PDG de Veolia, la priorité devrait être de capturer et valoriser le méthane.

La COP21 s’est terminée sur un accord qui vise à réduire les émissions de gaz à effet de serre pour limiter le réchauffement climatique en dessous de 2°C en 2100 par rapport à l’ère pré-industrielle. Pour cela, on pense prioritairement à diminuer les émissions de CO2. Or ce gaz est loin d’être le seul des gaz à effet de serre.

Le jeudi 10 décembre à l’occasion d’une conférence au Grand Palais sur le site de l’exposition Solutions COP21, le PDG de Veolia a pris position pour "s’attaquer à tous les gaz à effet de serre" et pas seulement au CO2, affirme-t-il.

Commencer par le plus simple

"Le méthane a un pouvoir de réchauffement équivalent à celui du CO2. Or il est plus facile à capturer et à valoriser. Sa valorisation couvre le coût de sa capture", assure le grand patron. "Il faudrait commencer par le plus simple et le moins cher", appelle-il.

Il vise trois domaines principaux sur lesquels il faudrait agir : l’agriculture, l’industrie pétrolière et les déchets urbains "où les sources de méthane sont concentrées et faciles à capturer". Ces trois domaines comptent pour 30 % des émissions mondiales de méthane.

Outre cet appel, le grand patron cite trois autres priorités pour lutter contre le réchauffement climatique. Tout d’abord le passage de l’économie linéaire (de la matière première au déchet), à une économie en boucle "où le déchet devient une matière première". Il juge que le déploiement de cette économie circulaire est même un enjeu géostratégique quand elle concerne des métaux rares, comme le lithium.

Un prix du carbone

Ensuite, malgré son coût, il appelle à développer la capture et séquestration du carbone du CO2 (CCS). "Cette solution coûte chère mais c’est réalisable. Sur une usine de production électrique avec un système CCS, il y a un surcoût de 40 %, ce qui amène à l’équivalent des énergies renouvelables", relativise Antoine Frérot.

Enfin, "pour que toutes ces solutions se diffusent, il est important de mettre en place un prix du carbone. Aujourd’hui, polluer ne coûte rien et dépolluer coûte de l’argent", déplore-t-il à nouveau. En cela, il se joint à de très nombreux industriels qui, au cours des deux semaines de COP21, ont appelé à l’établissement d’un prix du carbone.

Sans donner d’orientation précise de prix ou de méthode, l’accord final de la COP21 indique : "Il importe de fournir des incitations aux activités de réduction des émissions, s’agissant notamment d’outils tels que les politiques nationales et la tarification du carbone".

Ludovic Dupin

Réagir à cet article

Testez L'Usine Nouvelle en mode abonné. Gratuit et sans engagement pendant 15 jours.

Les entreprises qui font l'actu

Créez votre compte L’Usine Connect

Fermer
L'Usine Connect

Votre entreprise dispose d’un contrat
L’Usine Connect qui vous permet d’accéder librement à tous les contenus de L’Usine Nouvelle depuis ce poste et depuis l’extérieur.

Pour activer votre abonnement vous devez créer un compte

Créer votre Compte
Suivez-nous Suivre Usine Nouvelle sur Facebook Suivre Usine Nouvelle sur Twitter RSS Usine Nouvelle