L'Usine Agro

Pour sauver la filière volaille, Tilly-Sabco souhaite se rapprocher de Doux

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Publié le , mis à jour le 22/10/2013 À 07H15

Pour pérenniser la filière avicole en France et la sauver en Bretagne, le PDG de la société de poulets exportés Tilly-Sabco, Daniel Sauvaget, a estimé le 21 octobre qu'un rapprochement avec son concurrent breton Doux était une piste à suivre.

Pour sauver la filière volaille, Tilly-Sabco souhaite se rapprocher de Doux

"Il faut qu'on reformate la filière sur les outils du Finistère pour que les pouvoirs publics négocient à Bruxelles un soutien dégressif sur les cinq ou six prochaines années", a constaté Daniel Sauvaget, le PDG de l'entreprise bretonne avicole Tilly-Sabco, lors d'une visite de son usine à Guerlesquin, dans le Finistère.

"L'enjeu, c'est l'avenir de l'aviculture en Bretagne", a estimé l'industriel, selon lequel un "rapprochement" avec Doux est "les choses progressent en ce sens".

La filière représenterait quelque 4 000 emplois dans le Finistère, une région touchée par la fermeture du site principal des abattoirs de GAD Sas.

Depuis la fin des restitutions destinées au poulet export décidée par la commission européenne en juin dernier, ses deux principaux bénéficiaires en Europe, Doux et Tilly-Sabco, doivent faire face à des difficultés qui s'ajoutent à la crise de l'agroalimentaire en Bretagne.

Face à cette décision, Tilly-Sabco, qui emploi 340 personnes à Guerlesquin, a baissé de 40% ses volumes de production depuis le 1er octobre.

Selon un délégué CGT de l'entreprise, le fonds d'investissement Calmes, qui doit devenir majoritaire chez Doux dans le cadre du plan de continuation de l'entreprise a rejeté l'éventualité d'un rapprochement avec son concurrent.

"Les choses devraient encore bouger", a toutefois estimé une collaboratrice de Daniel Sauvaget.

Le PDG de Tilly-Sabco a précisé que la filière bretonne de poulet export était aujourd'hui en danger compte tenu de la fin "brutale" des restitutions mais aussi en raison de la concurrence brésilienne dont la monnaie bénéficie notamment d'une parité plus favorable que l'euro avec le dollar.

"Les prix se sont effondrés, on a perdu 30% de rémunération", a t-il indiqué, jugeant que le sauvetage de la filière était désormais une question de semaines.

Le PDG de Tilly-Sabco, qui vient d'investir 4 millions d'euros dans une nouvelle unité de fabrication de saucisse de poulet, a également affirmé le 21 octobre la volonté de diversification de son entreprise pour répondre aux problèmes de la filière.

(avec Reuters)

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