Pour sa survie, Poweo renonce à produire de l’électricité

Une page se tourne chez Poweo. Le groupe a décidé d’arrêter la production d’électricité pour se concentrer sur les activités de vente. Et au passage arranger sa situation financière.

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Pour sa survie, Poweo renonce à produire de l’électricité

120 millions d’euros. C’est pour cette somme que le groupe français Poweo a vendu ses moyens de production à son actionnaire de référence, Verbund. Ces dernières regroupent autant les centrales thermiques de type cycle combiné au gaz naturel que les actifs basés sur les énergies renouvelables. L’accord signé le 21 décembre entrera en vigueur le 1er janvier 2011. Reste que Poweo conserve une option de rachat sur ces activités jusqu’au 30 juin 2013. « Nous pourrions l’exercer si les évolutions futures des conditions réglementaires ou de marché donnent du sens à une telle opération », a commenté le groupe.

Car l’objectif d’une telle cession est avant tout de renflouer les caisses de Poweo et de lui permettre de « dégager les ressources de trésorerie appropriées au regard de ses engagements financiers pour l’ensemble de l’année 2011 ». Poweo a en effet souffert d’une activité déficitaire de vente d’électricité.

En attendant l’application de la loi Nome

Pour autant, le groupe français va poursuivre son activité de commercialisation d’énergie. Poweo attend l’entrée en vigueur de la loi Nome, dont les décrets d’application doivent être publiés au premier semestre 2011. Ils lui permettront de « définir les nouveaux contours de son modèle économique et de son positionnement concurrentiel ». En effet, la loi Nome crée le système d’Accès régulé au nucléaire historique (Arenh), qui contraint EDF à vendre jusqu’à un quart de la production d’électricité de ses centrales nucléaires à ses concurrents. « Il faut maintenant que le prix de cession de la production nucléaire d'EDF soit le plus équilibré possible, proche de 35 euros » par mégawattheures, a commenté le patron de Poweo, Charles Beigbeder. Un tarif demandé bien inférieur à celui évoqué par le PDF d’EDF, Henri Proglio, qui est opposé à une cession inférieure à 42 euros.

Le groupe avait fait savoir en novembre qu’il étudiait diverses options stratégiques afin de « restaurer sa génération de trésorerie d’exploitation, en attendant la mise en œuvre de la réforme du marché de l’électricité, qui pourrait lui donner accès au nucléaire d’EDF à des conditions avantageuses ». Une étape a été franchie avec la cession effectuée le 21 décembre. Et Charles Beigbeder de conclure : « on ne le fait pas de gaieté de cœur, mais c’est la seule solution pour survivre ».


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