Pour PSA, il est temps de se marier

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Pour PSA, il est temps de se marier

Avec lui, les rumeurs sont récurrentes. Après les scénarios BMW ou Fiat, c’est aujourd’hui General Motors que PSA s’apprêterait à épouser. Le célibataire endurci n’a pas confirmé, ni démenti. Les négociations portent-elles sur une alliance à la vie à la mort ou sur de simples coopérations ? Se jouent-elles en tête à tête ou y a-t-il des approches parallèles, avec une belle japonaise par exemple ? Et qu’en dit la famille (les Peugeot) ? À l’heure où nous écrivons ces lignes, ce possible mariage francoaméricain suscite encore bien des interrogations.

L’unique certitude, c’est que PSA a intérêt à convoler. Tout seul, il paraît bienmal équipé pour surmonter les difficultés qui l’attendent. Sur le Vieux Continent, où la voiture fait moins rêver et où les consommateurs regardent à la dépense, les ventes de Peugeot et de Citroën ne suffisent plus à amortir un outil de production surdimensionné. La spirale semble infernale: trop d’usines en Europe (et en France), pas assez de véhicules écoulés, une trop faible marge…

La faute à qui ? Pour répondre, il faudrait remonter aux calendes (ou aux calandres ?) ou plutôt à l’histoire industrielle du groupe. Il faudrait également intégrer la part de chance, ou de malchance, qui conditionne le succès de toute entreprise. Président du directoire depuis juin 2009, Philippe Varin n’est pas en cause. Bon manager et fin stratège, l’ancien sidérurgiste est solide comme de l’acier et soucieux de défendre ses actionnaires sans sacrifier ses salariés. Il a analysé la situation dès sa nomination et énoncé une stratégie irréprochable : plus d’efficacité opérationnelle, plus de services, une montée en gamme et bien sûr une globalisation du groupe. Sur la plupart des sujets, PSA a progressé, mais l’état du marché l’empêche d’en récolter les fruits. Sur la globalisation, en revanche, il y a encore du chemin à parcourir. Philippe Varin a programmé son GPS. Cap sur l’Amérique latine et sur l’Asie. Dans les deux cas, la route sera longue, les péages nombreux et la circulation très encombrée. Mais s’il déniche la bonne fiancée –General Motors ou une autre, pour peu qu’elle lui soit complémentaire, en bonne santé, dotée d’un bon caractère et de bonne volonté–, PSA devrait arriver à bon port.

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