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Pour préserver l'emploi, les syndicats veulent participer aux négociations du mariage PSA-FCA

Rémi Amalvy , , , ,

Publié le

À la suite de la signature d'un accord de rapprochement entre PSA et Fiat-Chrysler en vue de leur mariage prochain, les deux principaux syndicats du premier ont réagi. Ils demandent des garanties quant à de futures non-suppressions de postes, et souhaitent être présents lors des discussions pour la création de l'entité.

Pour préserver l'emploi, les syndicats veulent participer aux négociations du mariage PSA-FCA
La fusion devrait avoir lieu dans un an et demi maximum.

Le mariage entre PSA et Fiat-Chrysler (FCA) aura bien lieu. Le 18 décembre, les deux groupes ont annoncé la signature d'un accord de rapprochement engageant. Ils espèrent donner naissance au quatrième constructeur automobile mondial. La fusion devrait avoir lieu fin 2020 ou début 2021.

En s'alliant, PSA et FCA espèrent réaliser 3,7 milliards d'euros de synergies annuelles. Des économies devraient être effectuées dans de nombreux domaines, mais pas sur la masse salariale. Les deux constructeurs l'assurent, la transaction n'impliquera aucune fermeture d'usine. Réagissant à ces annonces, FO et la CFE-CGC, respectivement premier et deuxième syndicats de PSA, demandent à être associés aux travaux préparatoires de la fusion.

FO veut une commission de suivi

Selon FO, "il est indispensable d’apporter des précisions sur le niveau des investissements". Dans un communiqué, l'organisation syndicale précise souhaiter "obtenir à court terme des garanties sur les volumes de production de l’ensemble des sites français, en particulier les usines terminales (Sochaux, Poissy, Mulhouse, Rennes...)."

Selon elle, la mise en place d'une commission de suivi, "signe d'un dialogue social vivant et constructif", est indispensable. "Il est en effet souhaitable de pouvoir agir tout au long du processus sans attendre de découvrir un projet finalisé qui serait plus difficile à corriger", ajoute dans le même communiqué Olivier Lefebvre, Délégué Syndical Central FO PSA.

La CFE-CGC demande une présence au conseil d'administration

De son côté, la CFE-CGC demande l'accompagnement d'un cabinet d'expertise pour vérifier que "les risques juridiques et financiers de cette opération (la fusion, ndlr), ainsi que ceux liés à la continuité du management jusqu'au closing ont été évalués et seront maîtrisés".

Pour s'assurer que les 3,7 milliards d'euros de synergies n'auront pas d'impact sur les salariés, le syndicat souhaite "la présence de représentants des salariés au conseil d'administration" de la future entité. Pour garantir que l'ensemble des engagements pris par la direction, notamment la non-fermeture de sites, seront tenus, la CFE-CGC demande qu'un accord sur le sujet soit signé.

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