Pour Pierre Gattaz, Stéphane Richard est "innocent jusqu'à preuve du contraire"

A la suite de la mise en examen du patron d'Orange, le candidat à la présidence du Medef Pierre Gattaz a appelé jeudi à "ne pas déstabiliser" l'opérateur, qui emploie plus de 170 000 personnes dans le monde. Pour la ministre de l'Economie numérique Fleur Pellerin, la question du maintien à la tête d'Orange de Stéphane Richard "est posée". Le conseil d'administration du groupe décidera du maintien ou non du dirigeant en début de semaine prochaine.

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Pour Pierre Gattaz, Stéphane Richard est

Le candidat à la présidence du Medef Pierre Gattaz a apporté ce jeudi 13 juin son soutien à Stéphane Richard, mis en examen la veille dans l'affaire Tapie. Le PDG d'Orange , "est un grand patron", a-t-il déclaré sur France Info. "Il est innocent jusqu'à preuve du contraire. Ensuite, il y a un conseil d'administration qui doit décider", a ajouté l'industriel.

Pressé de savoir si le chef d'accusation retenu par les juges contre M. Richard n'était pas de nature à justifier son éviction, Pierre Gattaz s'est voulu prudent. "Il faut tout faire pour ne pas déstabiliser une entreprise. Jusqu'à preuve du contraire, il est innocent. Au conseil d'administration de décider de le maintenir ou pas (...). L'entreprise Orange est à préserver à tout prix. Attention à ne pas tout déstabiliser par cette affaire", a-t-il développé, soulignant que l'opérateur emploie plus de 170 000 personnes dans le monde.

L'interiew de Pierre Gattaz à réécouter dans le lecteur ci-dessous :

Décision du conseil d'administration en début de semaine prochaine

La question du maintien à la tête d'Orange de Stéphane Richard, "est posée", avait estimé un peu plus tôt de son côté la ministre de l'Economie numérique Fleur Pellerin. Sur RTL, elle a indiqué qu'une décision sera prise par le conseil d'administration de l'opérateur "en début de semaine prochaine".

Mais Fleur Pellerin a tenu à souligner que le sort du patron d'Orange n'avait pas encore été décidé: "Nous sommes en train d'en discuter", a-t-elle seulement indiqué.

"La présomption d'innocence vaut vis-à-vis de la personne, ensuite il y a les intérêts de l'entreprise", a-t-elle argumenté, répétant que la position des trois représentants de l'Etat français au conseil d'administration sera dans le seul intérêt de l'entreprise.

L'Etat français détient 27% du capital d'Orange et compte trois membres sur 15 au sein du conseil d'administration.


Fleur Pellerin : "Un système mis en place par... par rtl-fr

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