Pour Pierre Gattaz, la grève de la SNCF est "incompréhensible" et "irresponsable"

Le président du Medef s’est insurgé vigoureusement contre la poursuite du mouvement de grève à la SNCF et a estimé que si le gouvernement ne validait pas la nouvelle convention chômage, à cause du mouvement des intermittents, il porterait une atteinte sérieuse au dialogue social.

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Pour Pierre Gattaz, la grève de la SNCF est

Lors de son point presse mensuel ce 17 juin, le président du Medef Pierre Gattaz a qualifié la grève à la SNCF de "politique". Il a affirmé ne pas en comprendre les raisons et l’a qualifié "d’irresponsable". Selon lui les cheminots prennent en otage les Français, les bacheliers, les salariés, ou ceux qui cherchent du travail.

Retrouvez notre dossier : Au-delà de la grève SNCF, pourquoi les trains ne roulent pas

"Il faut que le mouvement s’arrête d’autant qu’il ne repose désormais plus que sur 14 % de grévistes." Le président de l’organisation patronale n’a pas voulu s’exprimer sur le fond de la réorganisation de la SNCF autour de trois EPIC et de la réforme ferroviaire en général.

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Réunions tripartites

Il a aussi estimé qu’il n’y avait pas d’autre solution pour le gouvernement que de ratifier la convention d’assurance chômage qui met les intermittents du spectacle dans la rue. Il a rappelé que l’accord avait été signé par trois syndicats patronaux et trois syndicats de salariés. "Si le gouvernement n’entérinait pas l’accord, c’est le paritarisme, le dialogue social, tant vanté, qui volerait en éclat." Au sein de l’organisation patronale, on se dit pas hostile à monter une série de réunions tripartites pour revoir le statut de l’intermittence et régler sur le fond une question qui ne l’est pas depuis des années et aggrave le déficit du système d’assurance chômage des salariés du privé.

Jean-François Pillard, le vice-président du Medef en charge du social ne nie pas une spécificité des métiers de la culture mais constate des abus tant de la part des employeurs que des employés qui ont conduit à une inflation du nombre des intermittents. Selon l’organisation patronal, il existerait même dans certaines régions des barmen ou des employés de boîte de nuit bénéficiant du statut des intermittents.

Anne-Sophie Bellaiche

Anne-Sophie Bellaiche Cheffe du service Economie et Social
Anne-Sophie Bellaiche

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